Lu un peu partout, et analysé sur psyetgeek, une clinique sur l'addiction sur le jeu vidéo ferme ses portes. La raison ?
"This gaming problem is a result of the society we live in today," Mr Bakker told BBC News. "Eighty per cent of the young people we see have been bullied at school and feel isolated. Many of the symptoms they have can be solved by going back to good old fashioned communication."
Une parole raisonnée avec l'administration de la preuve par l'expérience. Les jeux vidéo comme symptôme, mais alors pourquoi ne pas s'attaquer à la cause ? Peut être pour reprendre Canguilhem (Etude d'histoire et de phiosophie des sciences, 1983, Vrin : p 417), parce que le symptôme, ici la pratique excessive du jeu vidéo, est un signe d'un trouble particulier. La question est de savoir qui aura le monopole de l'expertise de ce trouble, qui donnera un sens à ce signe?!
Pour les psy, c'est signe de l'addiction, pour les sociologues c'est un signe d'une problématique sociale, pour les journalistes c'est un signe de sujet vendeur à traiter (ironie bien entendue). La lutte pour l'interprétation du signe permet d'instituer d'une part l'analogie signe - symptôme, et d'autre part d'imposer une problématique. Et s'il y a débat, c'est justement parce que le signe n'est peut être pas assez clairement défini.

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