Game in society,

Un titre à la fois prétentieux et pourtant impérieux.

Les jeux vidéo connaissent un essor de plus en plus important. Les taux de croissance de l'industrie feraient pâlir les moindres investisseurs. Les chiffres de vente concurrencent les autres industries du loisir.

Les médias s'emparent du sujet: violence, addiction, croissance, jeu sérieux. Les politiques s'y mettent petit à petit. Les industriels protègent leur bébé.

Game in society propose de parler de la place du jeu vidéo dans la société, d'un point de vue politique, économique, juridique et social. Certains le considèreront comme une espèce du café du commerce, sans le café ni le commerce. Je préfère en faire un carnet de route, tenter d'apporter une analyse à la marge des approches psychologisantes. Un contre point de vue à la doxa ambiante, un éclairage à la bougie.

Critiquer en masse, remettre en cause les discours et idéologies, les pratiques et entreprises marketing. Pour reprendre Marcel Mauss, "le jeu est le laboratoire des organisations futures". Au final, le traitement des nouvelles pratiques préfigure les nouveaux territoires idéologiques, les nouvelles formes d'organisation sociale, les résistances et opportunités. 

Cet espace se veut un espace de réflect(x)ion, un lieu de retour, un ilôt de paix dans la tempête médiatique. Pour reprendre Félix Guattari, produisons de nouvelles subjectivités. Rien de tel pour lutter contre les grandes machines idéologiques/productrices de subjectivités.  

Entreprise périlleuse, surtout avec le réchauffement climatique, qu'importe.

"Gentlemen, start your engine!"