100 millions d'utilisateurs réguliers des mondes virtuels

Lu sur le guardian, un article enthousiaste quant à l'avenir des mondes numériques. Selon l'auteur, Viktor Keegan, les générations futures adopteront ces second life like, et ce pour deux raisons :

  • les enfants ont déjà leurs mondes virtuels, que ce soit habbo hotel, neopets ou disney's club pinguin
  • les utilisateurs sont prêts à des univers plus complexes.

Par delà cette prophétie auto-réalisatrice, les évolutions à venir sont intéressantes.

Si le modèle de Second life, très user-creator oriented, demeure le plus ouvert mais aussi le plus difficile à saisir, d'autres univers devraient améliorer les interfaces et les rendre plus facile d'accès.

Enfin des mondes copies conforme du monde réel émergent, notamment Twinity world qui propose déjà une modélisation de Singapour, Londres et New York.

Une question toutefois, quel est l'intérêt d'arpenter des simulacres de la réalité, de délaisser les mondes oniriques et fantaisistes actuels? On peut comprendre le plaisir de succomber au jeu, mais celui d'errer dans des villes virtuelles ? Un nouvel el dorado du tourisme dématérialisé ? Pas de doutes que cela permettrait de pallier à la hausse des prix du kérosène et permettre à chacun de partir virtuellement aux Maldives (Crysis le fait presque, le club med en moins).


Crysis HD

Ou alors, les mondes numériques vont être le nouvel internet. Y a qu'à voir les mondes qui se développent, de plus en plus segmentés et spécialisés. A l'image de themall.tv, un shopping center immatériel où on peut faire du shopping auprès des 500 marques signataires. Et les boites de faire passer leur intranet en interface 3D et massivement multi-worker on-line.

La clef du succès ? La présence, bien mieux que les sites on-line déjà old-school.En plus ces univers sont "real life powered", soit après décryptage du langage marketeux : les gens vont payer pour travailler, faire la maintenance, assurer le développement. Y a pas à dire, les externalisations, sous couvert de beaux idéaux, ça a du bon.

Quoi qu'il en soit, ce qui rassure, c'est que ces univers deviennent normalisés grâce au business qui trouve ici des espaces à conquérir. Ah la magie de l'offre et de la demande. Reste à savoir si on assistera à une crise des subprimes dans second life. Et comment l'Etat paiera les golden boyZ du cyberspace, régulera ces régions autonomes en imposant sarkoland unleashed capitalism on-line adventure.