L'intention n'est même plus louable à ce niveau, entretenir la peur et la paranoïa, mais ne proposer qu'en unique solution d'activer un logiciel, je suis dépassé. Encore un bel exemple de création de demande sociale (on a peur d'internet pour nos enfants) et de proposition d'offre (les logiciels de contrôle parental). C'est triste de substituer la connaissance, l'envie de savoir à la peur et le déni en bloc. Reste à savoir jusqu'à quel point ce discours deviendra naturalisé et performatif.

Comment le ministère de la famille peut-il culpabiliser/déculpabiliser les parents de la sorte, ne pas leur donner les moyens et outils pour comprendre, dépister et non pas interdire ? Où sont les "relations sociales" du ministère ? Se résument-elles dans l'économie de la famille à des dialogues par chatbox interposées ?

Dans tous les cas, de monter ces choses dans cet espace légitimant qu'est devenu la télé, devrait être interdit aux moins de 16 ans, ça pourrait traumatiser les plus jeunes. En espérant que le CSA ne se fasse pas avoir par les marketeux gouvernementaux :

Traduit en 12 langues et diffusé dans de nombreux pays européens, il à déjà reçu deux récompenses, dont le « New York festival International Advertising Awards ».

On a de la chance d'avoir gratuitement des films de cette qualité, ne nous plaignons pas.


clip securite internet 15M

Mais par-delà ce clip promotionnel, un nouvel adjectif vient s'acoquiner avec l'expression "jeux vidéo violents", qui ne devait pas être assez traumatisante pour les esprits. Dès lors, il conviendra de parler de jeux vidéo ultra violents. Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais j'ai ultra-peur.

Et sinon, la crise financière, on va activer le contrôle parental ?