Vos papiers pour farmer
Par olivier le dimanche 18 janvier 2009, 13:27 - actualité - Lien permanent
Lu sur gamepolitics puis China Daily.
Le gouvernement chinois est souvent précurseur en matière de régulation de l'internet (blocage de site inutile, collaboration fructueuse avec yahoo) et plus particulièrement des jeux vidéo en ligne. Après avoir subi les déconnections systématiques pour limiter son temps de jeu (le GAPP, voir plus bas), le joueur devra prouver son identité en fournissant son numéro d'identité nationale au moment de l'enregistrement.
Vous me direz que ça ne change pas tant des enregistrements classiques où l'ont certifie que les données fournies sont exactes. D'ailleurs c'est fou le nombre de John Smith qu'il y a dans le Lubéron.
Non, le plus dérangeant est qu'un contrat de droit privé, tel que les CLUF, soit autant assujetti aux politiques gouvernementales, et qu'un espace régi par ce même droit soit surveillé de la sorte. Au final ça ne diffère pas tant des statuts des clubs pour adultes en France où l'on doit prouver son âge. Sauf qu'entre montrer une carte bricolée à un videur au Love à Biarritz, et entrer ses coordonnées précises, qu'elles soient archivées et surveillée par le gouvernement, c'est autre chose.
En fait ce contrôle d'identité s'inscrit dans un ensemble d'événements plus large :
depuis deux ans, les opérateurs chinois de jeux vidéo en ligne doivent mettre en place le système anti-addiction imposé par le gouvernement chinois. Depuis que le gouvernement prévoit de valider les critères de l'addiction au MMO, les pouvoirs publics s'attellent à contrôler les mondes numériques, et pressent les éditeurs d'intégrer le système, le GAPP,
depuis la fin décembre, un virus est train de ravager les différents serveurs des opérateurs. Ainsi, pour élever le niveau de protection d'identité des joueurs, un programme tiers a été fourni, le 360 safeguard software, pour lutter contre les troyens qui sévissaient, et nen plus offre des services d'analyse de comportement des usagers.
On va pousser nos cries d'orfraie, pour la mémoire, même si le contrôle deviendra un impératif, non pas pour lutter contre les prédateurs en tous genres, mais pour assainir le marché, éviter les comptes en blanc, etc. Aller, vive le passeport numérique, Nathalie, y a du boulot!
