Suite à un article très intéressant de Shane Fenton, je me suis demandé non pas en quoi le social peut influer, mais surtout quel était la particularité de son environnement social.

ATTENTION : Je vous livre mes interrogations qui ne valent pas explication (on n'a pas encore de rapport officiel, et le tout ne se base que sur les informations actuelle). Le contexte décri est hypothétique, et volontairement exacerbé.

L'environnement social a un rôle certain, le tueur était rejeté par ses camarades et était un jeune homme sans problème (ou du moins dont les problèmes ne voulaient être vus, on ne peut pas savoir).

Sur l'environnement, ce que j'appelle le milieu social, le coup de l'intolérance maximale aux problèmes avec ce faux semblant de tolérance(tout le monde il est beau et gentil), dans un milieu ou l'hygiénisme poussé à l'extrême où la déviance est non pas punie, mais totalement ignorée, marginalisée, et la folie comme seule liberté ; trop de contrôle, trop d'égalitarisation pose problème. On ne tolère pas la différence, on la rejette poliment par un "bah, il est comme ça".

Par contre, un parallèle qui me semble intéressant (en Fonction de Serge Paugam, soicologue du travail) : un employé non intégré et insatisfait de son travail, plutôt que de militer, d'essayer de changer sa condition de vie, va se désengager de la vie en entreprise, renforcer son exclusion, et au final s'écarter du politique. Ce désintéressement et désengagement est appelé l'apathie.

Puis d'ailleurs, rendons hommage à Freud, dans les société très contrôlées, type 19e, la maladie sociale était l'hystérie. Au 20e, c'est la dépression, dont été victime le tueur.

Dans notre cas, ces jeunes sans histoire ont été exclus, se sont renfermés. Dans un cas extrême, cette perte de repères sociaux, la fameuse anomie, mènerait au suicide. (cf. Durkheim), .... Là on a un rejet des seuls repères sociaux (l'école et son environnement), une perte au sens premier, une exclusion, un rejet, le tout dns un milieu socialement contrôlé, et en corrélation apparaît un school shooting, ou un suicide collectif. Je ne sais pas le lien, mais il y a un truc à creuser au niveau de l'intégration.

Quoi qu’il en soit ce ne sont pas les jeux vidéo qui lui ont fait perdre le réel. c’est son réel quotidien qui l’a rejeté. Un mixte entre contrôle trop fort et de dissolution des repères, et dans ce cas dépression + suicide hystérique. Mouai, les jeux vidéo responsables ? ça évite en parte de repenser les modèles de société. Rejeter la faute sur le social est un acte de responsabilité, car on peut ici amorcer un changement de société. Rejeter sur l'individu est cautionner le système de régulation sociale du système. Faut accuser les deux,même si le dysfonctionnement de l'un est plus facile à gérer (quels que soient les coûts).