Here comes a new challenger : Comité de vigilance des jeux vidéo
Par olivier le vendredi 20 mars 2009, 17:03 - actualité - Lien permanent
Un nouvelle initiative dans la guerre
de définition sociopolitique du
jeu vidéo : le comité de vigilance mis en place par le Syndicat National du Jeu Vidéo
(ex-APOM).
Vous me direz bah c'est pas trop tôt, les lobby US sont déjà pas mal organisés avec :
- l'initiative Video Game Voters Network de l' Entertainement Software Association (ESA). Vous noterez dans le post de Gamepolitics (GP), alors indépendant, la distance certaine et vive vis à vis des initiatives de l'ESA.
- GP a été racheté fin 2006 par l'Entertainment Consumer Association (ECA). Avec un changement de ligne éditoriale, davantage orienté pro-consommateur, c'est à dire défense de la liberté et des droits relatifs.
Pour revenir au comité de vigilance, la fenêtre d'opportunité est pas
mauvaise, entre la
fillette de 9 ans tuée par son frère les jeux vidéo
sa mère, et la tuerie à Winnenden. (voir à ec sujet la
synthèse opérée par overgame)
Je vous copie-colle le communiqué de presse ici même. Je ne sais pas vous mais ça m'excite ce genre d'initiative. Ca va aller au clash de partout ! Enfin... la difficulté étant qu'en montrant du doigt les errements journalistiques, ils vont avoir du mal à gagner en visibilité. A voir ce que ça donne!
Vendredi 13 Mars 2009 - Le SNJV dénonce fermement la mise en cause des jeux vidéo dans deux affaires dramatiques récentes et annonce la création d’un COMITE DE VIGILANCE
Le Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) tient à interpeler solennellement tous les medias ayant rapporté qu’une fillette avait été poignardée le 2 mars 2009 à la suite d’une dispute dont la cause était une console de jeux vidéo. Certains ont par ailleurs expliqué que son petit frère était l’auteur de cet acte et qu’il avait reproduit des gestes d’un jeu vidéo impliquant des couteaux…
Depuis la publication de ces informations, l’enquête judiciaire a démontré que ce petit garçon était totalement hors de cause, et que c’était la mère de la fillette qui avait porté le coup de couteau…. Et qu’aucun jeu vidéo n’est évidemment « impliqué » dans cette affaire, ni de près, ni de loin.
Si ces informations initiales ont parfois été « mises à jour », précisant le fait que la mère était en définitive l'auteur de cette agression, ce sont comme toujours en pareil cas les premières informations qu’ont retenues les français : les jeux vidéo sont violents, un petit garçon a joué à un jeu avec des couteaux et a « donc » poignardé sa sœur.
Cette affaire illustre tristement l’amalgame dont sont systématiquement victimes les jeux vidéo.
En revanche, rares sont les medias publiant les études scientifiques sérieuses réalisées aux quatre coins du monde concluant, à intervalle régulier, au caractère inoffensif des jeux vidéo. Très peu de journalistes expliquent en particulier comment les jeux vidéo, même dits « violents », permettent aux joueurs d’évacuer leurs frustrations et de se construire en tant qu’individu ou, rappellent les vertus pédagogiques et éducatives des jeux vidéo, permettant particulièrement aux plus jeunes de développer leur relation avec l’espace tridimensionnel, leur coordination motrice ou leur aptitude à gérer plusieurs tâches à la fois.
Nous souhaitons aussi attirer l’attention sur les outils d’information mis en place depuis de nombreuses années par l’industrie du jeu vidéo, permettant par exemple de connaître nos recommandations en matière de classification par âge des jeux vidéo comme le système PEGI (www.pegi.info) ou d’informer les parents sur tous les sujets ayant trait aux jeux vidéo (www.pedagojeux.fr).
Nous espérons que cet exemple permettra une prise de conscience collective du préjudice considérable que subissent, sans raison, les professionnels responsables du secteur.
Afin que ces contre-vérités simplistes soient dorénavant systématiquement dénoncées, le Syndicat National du Jeu Vidéo annonce aussi dès aujourd’hui la création d’un Comité de Vigilance. Le Comité analysera dès la semaine prochaine les réponses à apporter à la mise en cause des jeux vidéo dans la dramatique tuerie intervenue dans un collège allemand le 11 mars 2009, les jeux vidéo « violents » ayant été à nouveau stigmatisés par un grand nombre de médias pour « expliquer » le geste d’un déséquilibré.
Une mise en cause ridicule et à nouveau sans fondement, que nous dénonçons d’ores et déjà avec la plus grande fermeté.
Commentaires
Petite précision : la jeune fille de 9 ans (je croyais qu'elle en avait 10) n'a pas été tuée. D'ailleurs, c'est elle qui a avoué aux enquêteurs que c'était sa mère qui l'avait poignardée.
Pour le reste, je suis beaucoup moins enthousiaste que toi. Mais j'y reviendrai.
Dommage de dénoncer les amalgames que subissent les jeux vidéo en faisant le même type d'amalgames envers les médias.
80% des sujets "jeu vidéo" traités par la presse nationale le présente "globalement sous un jour favorable"... Cette initiative du SNJV ne sert finalement qu'à donner encore plus de visibilité à un discours pourtant minoritaires d'une presse mal informée. Pas sûr que cette initiative soit très pertinente, très documentée, ni très réfléchie. Dommage...