FTC loves ESRB : résultats 2009
Par olivier le vendredi 4 décembre 2009, 00:52 - actualité - Lien permanent
Comme chaque année, l'étude undercover shop de la Federal Trade Commission, vise à évaluer les procédures de limitation à l'accès aux médias. Et comme depuis quelques années, les médias les mieux encadrés aux USA sont.... les jeux vidéo.
Conclusion de la FTC pour les jeux électroniques :
La FTC constate un degré élevé de conformité du marketing de l'industrie du jeu vidéo aux règles de publicité, bien que ces normes permettent aux commerçants de jeu de faire de la publicité sur de nombreuses émissions de télévision et de sites Web populaires auprès des enfants. En outre, les détaillants peuvent faire respecter les restrictions d'âge sur la vente de jeux M-rated (pour adulte) pour enfants, avec un taux de refus moyen de 80 pour cent. Le rapport note, cependant, que les enfants peuvent être en mesure d'obtenir des jeux M-rated, par exemple, lorsqu'ils utilisent des cartes-cadeaux pour les vendeurs en ligne. Enfin, la prolifération des applications de jeux pour mobiles fournit des défis - par exemple, certaines compagnies ne fournissent pas de système de notation pour les jeux disponibles sur leurs réseaux, et il n'y a pas de système cohérent de l'âge en fonction de contrôle parental pour ces applications.
Encore un nouveau marché à réguler. Le rapport est disponible ici.
source : Marketing Violent Entertainment to Children, Federal Trade Commission, USA, 2009, p. 28
Comment en arrivent-ils à des résultats aussi efficaces, en comparaison aux industries du divertissement ?
Deux leviers créés par l'ESRB le permettent :
- Charte des revendeurs développée par l'ESRB et signée par les plus gros distributeurs, impliquant leur respect du système ESRB. Wall mart, Gamestop l'ont signé. C'était l'un des enjeux des audiences de 1993-1994.
- Conseil de la publicité de l'ESRB, et notamment le fait de proposer des publicités visent les publics appropriés. Par exemple, un jeu pour adulte ne tentera pas de séduire un mineur.
Force est de constater que si le conseil de la publicité existe pour le PEGI, la charte des revendeurs est une autre histoire.... Cependant, contrairement aux discours français du moment qui tendent à stigmatiser les magasins spécialisés et grandes enseignes, les revendeurs ne sont pas pointés du doigt. C'est à dire que la responsabilité a été partagée dès le début, et qu'il convenait de mettre sur le même plan éditeurs et revendeurs dans le processus d'information du public.
Bien entendu, il est plus facile de stabiliser un système sur un territoire unique où quelques enseignes monopolisent les réseaux de vente de jeux vidéo. Mais avec les récents rachats et fusions, il est de plus en plus envisageable d'intégrer les grandes enseignes spécialisées. D'ailleurs, Wall-Mart a joué sur le côté respect du code et responsabilité, en intégrant un système électronique de contrôle des contenus, lors du passage en caisse. L'âge préconisé par l'ESRB s'affiche et permet d'éviter de vendre GTA IV à Théo, 8 ans.
