Salut, je suis google, le gaming, j'en sais rien, j'y travaille, par contre le business....

Au fur et à mesure de l’imminence de l'arrivée du jeu sur google+, la stratégie économique déployée est des plus intéressantes. Ce ne sont que des spéculations, mais je pense que nous allons assister à une évolution conséquente du jeu social, et plus largement du jeu vidéo.

Le coup est à deux niveaux. Et c'est la beauté du geste.

  • Premièrement, Google investit dans Zynga. 100 millions. Pourtant, Zynga est lié corps et âme à Facebook.
  • Deuxièmement, Google s'apprête à lancer son service de jeu. Et parce que les développeurs sont VIP, ils auront droit d'y accéder pour 30% de moins que sur facebook.

Donc Google emploie une stratégie au moins à deux bandes.

  • Il mise sur la migration des développeurs sur le réseau G+. Ceux qui développent sur Android devraient être intéressés.
  • Il crée de la concurrence forte, en lançant une nouvelle plateforme - comme Sega contre Nintendo. Mais propose un el dorado, avec son rabais de 30%. Quand Sega prenait le tout venant, alors que Nintendo contrôlait les contenus via son sceau de qualité, Google joue la carte des coûts. Les temps ont changé, le jeu vidéo est devenue une industrie de masse.

Il colonise et en même temps offre un royaume aux émigrants.

Une fois la migration effectuée, Facebook voit son service de jeu appauvri. Mais Zynga renforce sa position dominante, générant ainsi 50% du trafic de Facebook. Voire plus, avec la concentration massive des joueurs sur le nouveau machin-ville, seul jeu disponible. Donc google contrôle une partie du trafic de facebook, mais ça il s'en fiche.

De nouveaux jeux arrivent sur G+, tirant profit des cercles (à voir plus tard comment ils pourraient réintroduire les premières sociabilités des salles d'arcade, entre pairs et inconnus) et du cross plateforme via Android (coucou Apple, je m'occupe aussi de toi) et Google TV. La communauté se stabilise, le marché est rentable.

Donc d'un côté, google devient éditeur principal du réseau concurrent. De l'autre il est la plateforme concurrente. Si tout va bien, les clauses d'exclusivités seront signées, afin de mieux isoler Facebook.... et de renforcer sa propre position d'éditeur chez Mark.

Pendant, ce temps, du côté des éditeurs traditionnels, seul EA semble être le plus agressif, Ubisoft prend son temps, quant à Vivendi-Activision.... à part virer les gars d'Infinity Ward.... et rester le boss sur PC via Blizzard. Ah, si, un petit dernier arrive, Steam se lance aussi, mais c'est quand même difficile.