Tomb Raider media cover polemic in France
Par olivier le lundi 20 août 2012, 15:29 - actualité - Lien permanent
News from France
We have a hot debate this week about an article published in one of the most famous videogame magazine: Joystick. In a special issue on Tomb Raider, the journalist is excited by the scene where Lara Croft is “almost raped”.
The polemic is not about the game but the media treatment, with a simple question: is this article a rape apology? And should we tolerate this?
The reasons are multiples: first of all, the article is stupid as it tries seducing a young public with sexual theme by making « cool » jokes about it. It’s the videogame press DNA: making fun. It’s part of a wider ideological frame: the industry is fun (what is a joke)
Secondly, as it is mentioned in a long post by @mar_lard a french feminist gamer, this article is part of a rape culture and ordinary machism. This argument, usually used by anti-videogames people, is nowadays used by grown-up gamers who are fed up with this kind of media treatment.

For me, the main issue is the structure of the videogames industry that gives a preponderant place to the media system. First, as a cultural/creative industry, media are part of the process of production. They are both necessary to producers (as they can make add, or info-add articles) and consumers (as they can learn about the game). Second, as creation became a part of the publishing process (you have to see the budgets allocated to make the game and to promote it to understand how creation is only a little part of the industrial production – or read Aphra Kerr book), marketing decided what have to be created. But, as they were no tools, they produced and then they institutionalized the figure of young male occidental player. This is one of the main explication of the actual industrial crisis.
The specialized print press had an important part in it, as they had stats on their readers. The industry is both framed by the early 80s entertainment system spirit and violence as a commercial resource with Mortal Kombat. It is quite schizophrenic. You can produced violence (under the PEGI / ESRB agreements), but you cannot produce sex since Custer’s Revenge affair and Nintendo policy. But sex sales. Here is the (night) trap.
How do you produce something new, with an iconic character as Lara Croft: do not put more sex, but use sexualized violence. Sexual violence is the legitimization of action, it is a central element of Lara’s biography / psychology. Violence is not the problem, as most of games screenplays are based on personal revenge. But male characters are wild as their spouse/princess/family is captured. But the legitimization of the use of violence could not be the same in an industry blinded focused on male teenager. The sex ingredient is a way to preserve male domination. Even if I am pretty sure it is not in the game according to what I said previously, the sexualized atmosphere or worst, the belief in a sexual atmosphere, is a good way to illustrate the weight of ideological interpretation, or game framing.
This process of desacralization of idols is quite often used in fiction. As I say, that’s not the main problem. The problem is the core public of videogames – the teenager whatever the stats says. This public belongs to both the videogames goods and the press. And when a journalist is excited by this sexual violence, it is a strong message for the player/reader: you’ll find excitement raping Lara Croft, that’s just cool.
We just have to wait a strong association to take care of this subject, and we can be sure to have another public issue as strong as we had in 93. The crisis elements are here, especially the industrial uncertainty due to the evolution of videogames (social, cloud, new platforms, etc.). We are still waiting for Joystick statement. I'll make an update when we'll have it.
Commentaires
Je viens sur ce blog uniquement afin de souligner une petite chose qui m'agace fortement suite à l'article du journal Le Monde ou le "chercheur" en science politique Olivier Mauco a déclaré je cite: "Ce jeu célèbre [Tomb Raider] a finalement connu une perte d'intérêt du public au fur et à mesure que gonflait le bonnet de son héroïne".
Si le titre de chercheur avait été mérité par ce monsieur, il aurait sans doute découvert que c'est exactement L'INVERSE qui s'est produit, à savoir que les tailles de bonnet de la miss vidéoludique ont DIMINUE avec les épisodes successifs. Ou comment affirmer quelque-chose de fondamentalement faux pour marquer le coup et ainsi apporter a pierre à un édfice pourtant chancelant dès le départ.
Loin d'être une "erreur isolée" cette affirmation est symptomatique des débats sur les jeux videos: ceux qui s'y intéressent n'y connaissent rien et ceux qui s'y connaissent se désinteressse totalement des discussions à sens unique que l'on peut trouver un peu partout sur le web et qui stigmatisent la première cible venue comme un enfant boude ses parents endettés pour le nouveau garage lego qu'ils n'ont pas pu lui offrir...
Je ne perdrai pas mon temps à décortiquer le reste de l'article qui de toute manière ne m'intéresse guère, mais je souhaitais tout de même démontrer les procédés relativement douteux employés par ceux qui se disent experts dans tel ou tel domaine mais qui débite absolument n'importe quoi simplement pour étayer leur propre argumentation.
Je tiens a confirmer les propos de Kolia.
Depuis que les jeux videos ont pris de l'ampleur et sont (presque) devenus un phénomène de société, on se sent obligé d'inviter a chaque pseudo-polémique (car, oui j'appelle ça une pseudo polémique dans le sens ou Joystick devrait mieux former ses contributeurs et ou la bande annonce de ce jeu, n'en déplaise aux obsédés, ne contenait absolument pas de viol, tout au plus un léger début d'attouchement), un "spécialiste", qui n'y connait rien et ne sait même pas de quoi il parle.
Malheureusement, c'est le cas avec tous les loisirs qui brassent énormément d'argent : le risque de certaines dérives.
Pour votre information, l'article cité n'est pas celui-la mais bien celui-ci : http://www.gameinsociety.com/post/2...
Vous noterez qu'il a été écrit avant la polémique. Enfin, la taille des bonnets, ce qui semble vous intéresser, a fait l'objet d'un article dans le numéro de Joystick.
Au plaisir,
OM
Je ne cite que vos propos, cela ne constitue en rien une invalidation de mon commentaire.
De plus je m'attendais à cette attaque qui consiste à faire croire que l'objet de mon attention se situe sur la taille des proéminences féminines de cette chère Lara. Au risque de devoir me répéter, ceci n'est qu'un exemple relativement simple à expliquer (je ne vais pas non plus perdre plus de temps que nécessaire). Il met en relief le fait que l'on assène des faits totalement erronés pour justifier un raisonnement que je trouve relativement partial.
Concernant l'article de Joystick je n'ai pas réussi à le trouver donc si vous l'avez à disposition je vous prie de m'en faire profiter. Néanmoins étant joueur depuis plusieurs années (et par ce fait je sors du lot commun des lecteurs des théories fumeuses sur les jeux vidéos) et ayant pu comparer à loisir le corps de notre héroïne virtuelle (en disant cela je vais passer pour un adolescent mâle sexiste et détraqué mais baste) je peux affirmer en toute CONNAISSANCE DE CAUSE que cette dérive pulmonaire n'est aucunement avérée.
Et si je puis me permettre: est il vraiment sage de se fier à un magazine qui décrit une scène de violence comportant une esquisse d'attouchement comme une scène de viol? Il y a là une certaine dramatisation qui ne fait pas bon ménage avec la rigueur et le recul d'une analyse sociologique... Mais encore une fois, ceci ne reste que mon avis.
En fait, plus je me plonge dans l'article que vous avez mis en lien de votre réponse, et plus j'y vois des phrases totalement fausses et stupides.
"un jeu étant fondé sur une relation de domination (opérateur/machine, joueur/jeu, protagoniste/univers de fiction)" : Non. Il existe des jeux qui ont pour but avouer de vous faire sentir extrêmement vulnérables (les survival-horrors, pour ne citer qu'eux)
"Ainsi, le "héros" de jeu vidéo est avant tout pensé comme un produit marketing à forte identité visuelle : Lara Croft et ses mensurations disproportionnées" : Pensez vous qu'a l'ère du porno sur internet, une simple paire de sein suffirait a faire vendre ? Ce serait trop beau, et les jeux seraient réduits a des animations de seins pendant 30h d'affilée.
Non. Il faut pouvoir s'identifier au héros, par ses traits de caractère et sa psychologie, et non son physique (personnellement, étant un homme, je n'ai de toutes façons pas de seins).
"Or la séquence de transformation de la bimbo en femme ordinaire se heurte à un principe de base "
"Lara Croft est une femme ordinaire
une femme ne peut venir au secours d'un homme." : Avez vous au moins compris qu'on y parle de l'ENFANCE de lara croft ? J'en doute.
Pour le reste, on y voit surtout son passé, même si il est tragique. A aucun moment il n'est décrété qu'elle ne peut pas porter secours a un homme. D'autre part elle est représentée fragile car jeune et inexpérimentée, pas parce qu'elle est une femme.
"Ce n'est donc pas tant la scène de violence contre Lara Croft qui est machiste, que ce qu'elle autorise : l'usage de la force par une femme conditionné à une humiliation." : Lara n'a d'autre choix que d'utiliser la force pour se défendre, puisqu'elle est mise dans des situations extrêmes (ce qui implique aussi une adaptabilité, et non juste une force brute et bestiale).
Etc...Et je pourrais continuer longtemps..
De plus, votre phrase concernant les seins de Lara était franchement discutable, pour ne pas dire dispensable.
"Ce jeu célèbre [Tomb Raider] a finalement connu une perte d'intérêt du public au fur et à mesure que gonflait le bonnet de son héroïne", ou comment faire passer tous les joueurs de ce jeu pour des obsédés (notons au passage que pour écrire ce genre de phrase, il faut vraiment manquer d'argument).
Pour finir, votre réponse à Kolia était digne des pires "trolls" des bas-fond d'internet (vous savez surement ce que c'est, vu qu'aujourd'hui le jeu vidéo est pratiquement indissocié d'internet), et peut se résumer ainsi : "tu n'as pas de copine, pas de liens forts dans le monde réel, donc tu te rabats sur le sexe virtuel.T'es nul.(a prononcer avec un air hautain)"
Merci de vos réactions. Je prendrai le temps d'y répondre un jour. D'ici là je vous invite à lire davantage ce blog, vous y trouverez des débuts de réponse (traitements médiatiques, game studies, etc.)
Ce qui me fatigue, c'est qu'on puisse continuer à mettre des guillemets autour d'expression comme "almost raped", alors que l'expression ne figure pas dans l'article. Ensuite, pour oser dire que Joystick essaye de séduire "un jeune lectorat", il faut vraiment ne pas avoir ouvert le magazine depuis longtemps.
encore une polémique de plus...