Une interview très intéressante de Yann Leroux, sur internet actu. A lire, d'autant que c'est un psy qui parle!

Je vous mets mon commentaire ici, ayant buggé lors de l'envoi du post, le logiciel ne veut pas que je rajoute la suite :)


Commentaire :

Tout à fait d’accord sur l’ensemble des réponses, sauf peut-être une réserve/précision sur la dernière partie de la conclusion.

Ce n’est pas tant ce que les jeux portent en eux (une conformité idéologique assez forte? ou un “discours limite”), mais plutôt ce qu’ils sont tout simplement : une pratique émergente (depuis le temps..), surtout d’un média technologique. Les tenants de l’élite culturelle, bref les dominants pour reprendre le jargon bourdieusien produisent des discours pour discréditer ces pratiques reconnues par eux comme illégitimes (car non pratiquées). Le plus gros gap quand même réside la maîtrise du jeu vidéo. Autant la grande majorité peut lire un livre, une BD, regarder un film, autant l’accès au jeu vidéo nécessite un apprentissage non socialement diffusé dans ces sphères (alors que la lecture a été apprise). Çà renforce le gap et l’incompréhension.

A cela se rajoutent les opportunités économiques, médiatiques, les rétributions matérielles et symboliques de certains tenants de l'addiction.

L'addiction au jeu vidéo est un marché intéressant, du moins dès lors qu'il sera institué, pour certains professionnels : créer ex nihilo une maladie et apporter le remède (ouvrir une clinique), récolter des subventions résiduelles (celles tirées e programmes sur le jeu d'argent pathologique) si c'est pas une logique d'offre et de demande libérale ! Quand la recherche devient un marché... et pousse les acteurs à inscrire des problématiques dans l'espace public pour satisfaire leur agenda scientifique, c'est dangereux.

En tous cas merci pour cette interview. Quelques liens pour prolonger le tout: - un résumé d'un cadrage idéologique du jeu vidéo en terme d'addiction

- critique de la notion d'addiction par T. Gaon

- généalogie de l'importation des thèmes violence et addiction dans l'espace public.