Game in Society

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 27 novembre 2009

Violence des jeux vidéo : epic fail de l'industrie?

Avertissement : suite à certains messages de nouveaux lecteurs et à la pluralité des réceptions de ce billet apparemment polémique, je tiens à préciser que ce billet vise avant tout à traiter du jeu de pouvoir entre Etat et Industrie, notamment le duel du moment entre Morano et Larue. Ce blog a toujours essayé de relever ce qu'il m'apparaissait comme des bons ou mauvais coups stratégiques, de voir les causes, les fondements, et les conséquences. Bref, un peu comme un commentateur sportif qui commente la partie sur le terrain. Coup de boule = carton rouge. Décalration d'Anelka, exclusion pendant plusieurs temps de l'Équipe de France.
La définition socio-politique du jeu vidéo est une lutte qui aura des conséquences dans son traitement politique et économique. Si il est socialement institué comme mauvais, violent, addictif, ou positif, vecteur d'apprentissage, de socialisation, etc. les conséquences diffèreront. Le jeu est polymorphe, les définition aussi, mais certains définitions l'emportent sur l'autre. Avec pour conséquence des politiques publiques d'intervention (censure,contrôle, valorisation, promotion, financement, etc.) ou de on intervention (dérégulation, régulation privée, marché libre mais oligopolistique, etc.) Aussi la bataille est symbolique, d'où ma condamnation de cette mauvaise stratégie politique d'un représentant d'une partie de l'industrie.

Nadine Morano persiste dans sa campagne anti-GTA 4 jeux vidéo.

Pour l'instant, les politiques avaient le monopole de la violence symbolique, au grand regret des joueurs. Mais les temps changent! Les politiques peuvent aussi se faire insulter. En réponse aux discours politiques du moment, le secrétaire général du SELL a fait une sortie sinon des plus remarquées, du moins des plus remarquables.

Je vous conseille fortement d'écouter ce morceau d'anthologie. Si l'on peut comprendre l'énervement de M. Larue, après tout quand on est accusé on contre-attaque, la forme, la manière, et surtout le fond me laissent très dubitatifs et circonspects, pour être poli.

Pour commencer, M. Larue attaque en règle l'absurdité des croyances du personnel politique, comme apr exemple le faitqu les jeux vidéo ça rend aveugle. Jusque là tout va bien. Puis l'analyse laisse la place à l'émotion.

On a une classe aujourd'hui qui nous emmerde. C'est les politiques. Parce que on a des personnes âgées, qui sont passées à côté de cet univers, Qu'ils s'appellent Sarkozy, Segolène Royal, François Bayrou, Aubry, etc. Tous ces gens là sont passés au travers. Ils nous emmerdent.

Lire la suite...

vendredi 18 septembre 2009

Annonce : Observatoire du jeu vidéo

Apparemment F. Mitterrand a annoncé hier lors du festival des jeux vidéo la création d'un Observatoire du Jeu vidéo, afin de soutenir l'industrie. Les missions sont donc a priori d'évaluer le secteur pour proposer des solutions pour le dynamiser.

Ce qui est intéressant, c'est le positionnement du SNJV qui a bien développé ses liens avec les pouvoirs publics (ils ont un long historique du temps de l'APOM). Ils ont ainsi réussi à inscrire à l'agenda politique la question économique des jeux vidéo, notamment le statut des développeurs. Ce qui passe par une définition juridique du jeu vidéo, et le statut (industrie, culture?).

Et là on va avoir droit à la mise au grand jour des rapports de force entre les éditeurs et les développeurs, représentés pour les premiers par le SELL et les seconds par le SNJV.

Leurs positions sont assez opposées. Le SELL veut que le JV reste une industrie, pour qu'il n'y ait pas de contraintes, alors que le SNJV veut la culture pour les aides et les reconnaissances symboliques et matérielles des développeurs. Cette question est déjà en germe dès le début des années 2000 avec le rapport Fries.

Lire la suite...