Pendant ces derniers mois le Royaume-Uni a fait l'objet d'un débat intéressant au sujet de la régulation des jeux vidéo. Avec l'affaire Manhunt 2, le rapport de la psychologue Tania Byron, nul doute qu'Outre-Manche les politiques se sentent concernés par le cas du jeu vidéo.

Jusqu'à présent le Royaume-Uni disposait d'un double système de classification, la norme pan-européenne PEGI, mise en place par l'industrie et portée par l'ISFE, et leur norme locale, mise en place par une autorité administrative, le British Board of Film Classification (BBFC), en charge de la régulation des films, mais aussi des jeux vidéo. A cela se rajoutait un troisième organisme anglais, le Video Standard Counsil (VSC) , en charge de l'étude des jeux 12+ pour le PEGI.

Extrait de présentation du cas anglais, issu d'une communication sur le système PEGI :

En Grande-Bretagne, le VSC a œuvré dans un premier temps comme administrateur d’un code de conduite à l’usage des professionnels de la vidéo dans le cadre de la loi britannique connue sous le nom de Video Recording Act (1989). En 1994, il a été chargé d’administrer le système ELSPA de classification des jeux vidéo en Grande-Bretagne. En 2003, le PEGI remplace l’ELSPA. Le British Board of Film Classification étudie toutes les classifications, pouvant refuser d’accorder l’utilisation de sa signalétique propre. Dans ce cas le jeu ne peut être distribué légalement au Royaume-Uni, ce qui n’a pas encore eu lieu d’être (sauf carmaggedon, bien que l'interdiction fut contournée en remplaçant les humains par des zombies).

Deux signalétiques c'était beaucoup trop pour les éditeurs anglais, regroupés dans leur syndicat ELPSA. D'ailleurs ces derniers, suite à l'interdiction de vente de Manhunt 2 ont entrepris de rendre la BBFC incompétente en la matière, et donc de pousser en faveur du PEGI et de son partenaire, le VSC.