Game in Society

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jeudi 1 décembre 2011

La fin du PEGI et de l'ESRB?

Le monde du jeu vidéo est en pleine mutation, l’augmentation du jeu sur mobile, le succès du jeu en ligne sont des marqueurs des plus significatifs d’un changement fondamental de l’industrie telle que nous l’avons connue. Si certains y voient le déclin du jeu vidéo sur console, j’y verrai davantage une nouvelle vague de massification, une diversification du jeu vidéo, que ce soit dans ses formes (serious games, gamification, jeu indépendant) ou de ses supports avec le passage de plateformes hardware vers des plateformes software.

Pour autant, est-ce que cela va reconfigurer la chaîne industrielle, en reléguant les consoliers à un rôle mineur alors qu’ils ont dominé les années 1990 et le début des années 2000 ? Plutôt que de se lancer dans de la prospective, je m’attarderai sur un élément central de la construction d’un marché : les politiques de régulation des contenus.

Cette semaine ont eu lieux deux annonces très importantes, non pas dans les effets, mais par ce qu’elles disent de l’état actuel des marchés du jeu vidéo : l’arrivée de l’ESRB pour labelliser les contenus sur les téléphones mobiles, et encore plus étonnant, le soutien de Nintendo à l’initiative européenne de faire un internet plus sûr pour les enfants.

Concernant l’ESRB – l’organisme de régulation des contenus opérant pour le territoire Nord-américain – cette sortie du monde console et PC a nécessité le soutien des opérateurs téléphoniques, qui ont massivement répondu favorablement à l’initiative… à l’exception de google et apple, les deux ayant leurs propres systèmes de classification des contenus.

En Europe, on nous annonce que « les principales entreprises du secteur technologique et des médias créent une coalition pour mieux adapter l’internet aux besoins de nos enfants », dont Nintendo, mais aussi Google et Apple.

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vendredi 22 juillet 2011

Google games, le colon et le royaume

Le dernier E3 a été en demi-teinte, la faute pour certains au manque de clarté sur l'avenir du jeu vidéo. C'est sûr qu'entre la tension entre le social game, le mobile et le JV hardware propriétaire, il y a de quoi se poser des questions. Surtout que les derniers chiffres semblent mettre en évidence que le jeu vidéo sur console se dégrade.... Ce qui donne raison à Jesper Juul qui, dans son ouvrage Casual Revolution, considère que la course à la technologie de rendu, le développement des AAA n'est qu'une parenthèse de l'histoire du jeu vidéo. Back to the basics, le jeu vidéo selon pacman n'est donc pas mort.

Pourtant, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse même si l'histoire des parfumeurs et des flacons est quand même riche en surprises. L'histoire du jeu vidéo est une histoire de plateforme, avec une migration progressive au fur et à mesure de la dématérialisation des contraintes liées au hardware, vers celles du middleware, et enfin du on-line. Nous assistons à la fin de la toute puissance de la console. Cette époque découlant des années 1986 où Nintendo structure le marché via sa nes, cadenasse son accès, fait pression sur toute la chaîne de production. Bref, crée la relation console > éditeur > studio de développement.

Le social gaming et son pendant casual permettent le retour des développeurs, court-circuite les éditeurs, et finalement change le patron au sommet. Ainsi Facebook et Apple, imposant leurs normes, leurs raisons logicielles, leurs logiques économiques. Ton jeu est en flash? Dommage, pas d'iphone ni ipad. Tu veux bénéficier de ma plateforme sociale ? Ok, range tes sous (zynga coins) et adopte ma monnaie virtuelle (facebook coins).

Donc depuis quelques temps Apple et Facebook se coulent de beaux jours, en collectant un droit d'accès à leurs plateformes propriétaires.

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