Je vous mets le lien vers un compte-rendu résumé d'un débat
auquel j'ai pu participer, portant sur les Sims 3 et organisée par le "grand
capital", EA.
Vous me direz, c'est compliqué de faire un débat sur un jeu qui n'est pas
sorti. Je n'en ai pas pensé moins. Mais, après présentation de démos in-game et
en extrapolant les logiques et représentations des Sims 2, je ne pense pas
avoir pris trop de risque.
Le plus drôle dans l'histoire c'est d'avoir une posture critique dans une
conférence assez presse-marketing oriented. Je crois même qu'ils ont aimé après
avoir eu peur.
Comme quoi, le dialogue avec des industriels est possible, d'autant plus
quand on est là en tant que padawan chercheur, on a la légitimité de casser du
Sims, de reformuler leur argumentation, déplacer le débat. Vous me direz, c'est
pas un publi-communiqué (que j'ai refusé, faut pas abuser sur la caution
scientifique), où on ne reste plus maître de ses propos.
Ceux qui ont peur de la collusion recherche-industrie ne doivent pas avoir
assez confiance dans leur recherche et leur posture. Idem pour les médias. Si
on n'a pas peur de ne plus se faire inviter, c'est tout bon, Jacques.
D'ailleurs ça m'a toujours fait rire les politistes qui parlent dans les
instances politiques qu'ils étudient, mais poussent des petits cris dès lors
qu'un de leur pair intervient ailleurs (dans la mesure où il est bien entendu
compétent pour en parler, ce qui n'est pas toujours le cas). Bref, si on a
l'occasion de diffuser nos recherche, faut y aller, et arrêter les études
chercheurs-centrés. Au charbon!
Quoi qu'il en soit après cette parenthèse, les Sims 3 a l'air très Sims...
bref, je ne risque pas d'y jouer des masses. C'est pas grave, devraient
survivre avec les centaines de millions écoulées.