Lu sur
alternative channel, un reportage sur une expérience
particulière : une semaine sans jeux vidoé ni téléviusion, pour montrer en
quoi ces derniers influent le comportement violent des jeunes.
Avec en introduction ce texte sans équivoque:
L'influence de la télévision et des jeux vidéo violents sur les enfants ne fait plus de doute. Des centaines d'études en ont fait la preuve. Toutes les organisations professionnelles de la santé et de l'éducation font concensus. Parents, médecins, pédiatres, psychologues, enseignants, psychiatres, commissions scolaires, psychoéducateurs, audiologistes, orthophonistes, conseillers en orientation, etc. Ce n'est pas seulement une question de bon goût, mais un enjeu urgent de santé mentale et de sécurité publique. Les jeunes commettent et subissent deux fois plus de crimes violents que les adultes et le nombre d'enfants du primaire aux prises avec des troubles de comportement a triplé en 15 ans.
Et les sociologues, ethnologues, anthropologues dans l'histoire ils sont où? Parce que c'est gentil les psy, mais ils imposent leur vision particulière asocialisante du monde social. C'est vrai, la violence est un problème purement individuel, d'ailleurs ceux qui se font frapper le savent bien, il n'y pas d'interraction. Par delà mon argument très fallacieux, se pose quand même la quesiton du cadrage, du choix des experts.
On notera l'acuité des références académiques sur les jeux vidoé, notamment Dave Grossman, reconverti psychologue pour enfants et spécialiste de la violence (on ne parlera pas des opportunités d'un tel positionnement).
Pêle mêle, un excellent graphe, présentant le temps apssé à jouer aux jeux et celui à parler avec les enfants. résultat sans apel : 20h pour les JV:télé et 37 minutes pour les parents. Et ce sans poser la question de la disponibilité des parents, de qui allume la console et permet de légitimer le comportement autistique.
Par delà le discours idéologique, l'idée est intéressante, mais aurait mérité d'être approfondie et non pas traitée à la va-vite avec des a priori. Dommage que l'enfant qui ne joue pas aux JV ou ne regarde pas la télé, soit érigé en paradis perdu. La question est de savoir pourquoi les enfants sont enfermés ? Peur des parents des risques du dehors (paraît qu'au Canada, la confiance règne), réel choix éducatif, pression sociale (ah non ça n'existe pas) ?
Sans parler des finalités d'un tel positionnement sur l'échiquier normatif du jeu vidéo. Edupax, est derrière ce clip promotionnel auto-légitimant sa raison d'exister : EDUPAX, groupe-conseil en Prévention de la violence, Éducation à la Paix, Éducation aux médias. Si pas de violence, pas de raison d'initier à la paix. Dommage que leur philosophie, « Empathie + sens critique + liberté d'expression = responsabilité citoyenne » ne soit pas respectée.
Alors oui il y a des problèmes de violence, mais les raisons sont tristement bien plus matérielles. Après, incriminer les JV vaut mieux qu'un politique sociale d'envergure.