Game in Society

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mardi 7 février 2012

La politique industrielle du jeu vidéo s’invite presque dans la campagne présidentielle - quelques réflexions

Le jeu vidéo s’est invité dans la campagne présidentielle lundi soir, lors de l’émission Mots Croiséss. Pendant le débat sur l’industrialisation, la plupart des intervenants s’accordant sur la nécessité d’opérer une transformation vers l’industrie de pointe, mentionnent plus ou moins explicitement le jeu vidéo :

  • exemple d’industrie de pointe par Dominique de Villepin, la France y est présentée comme leader de la conception, avec ses formations ;
  • pour Laurent Wauquiez, 80% des consoles sont équipées de puces de fabrication française ;
  • enfin pour Arnaud Montebourg, c’est indirectement au travers de la présentation de la tablette française qu’on peut imaginer la place du jeu vidéo

Les candidats n’ont pas tord – même si j’ai des doutes sur l’affirmation de Wauquiez et j’attends confirmation. Ils ont même raison, mais seulement tous ensembles. Car au travers de cette vision éclatée et périphérique du jeu vidéo, c’est la filière qui a été touchée du doigt. Et avec des mentions aussi marginales, le risque est de perpétuer les erreurs du passé, voire de rendre inefficaces les dispositifs actuels.

En effet, la France souffre d’un manque de politique industrielle du jeu vidéo, non pas qu’il n’y ait pas de dispositifs d’aide (JEI + FAJV du CNC + crédit d’impôt jeu vidéo quoique ce dernier soit menacé) ou d'autres projets publics-privés (FEDER et FUI), mais ils ne sont pas articulés ni convergents. Ils ne vont aider qu’une partie de la chaîne.

Je me suis donc mis à réfléchir à quelques possibilités d’une politique industrielle du jeu vidéo. Dix ans après le rapport Fries en 2001, l’écosystème a changé, mais aussi la façon de penser l’industrie du jeu vidéo.

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mardi 19 mai 2009

Protection des consommateurs du jeu vidéo

Viviane Reding, dans la perspective du eYouGuide, guide de l'Union européenne sur les droits numériques du consommateur pense à intégrer le jeu vidéo dans le processus de normalisation de la diffusion et de la qualité. Ces dispositions concernent essentiellement le commerce numérique, mais aussi les bien numériques. Un agenda numérique est proposé, abordant notamment ces deux points :

2. Faire en sorte qu’il soit indifférent, pour les consommateurs, que les contenus numériques (musique, jeux, films, livres) viennent d'un pays de l'UE plutôt que d'un autre, en posant les jalons d’une politique de licence multi-territoriale pour le contenu en ligne.

(...)

4. Étendre les principes qui sous-tendent les règles en matière de protection des consommateurs aux accords de licences pour les produits tels que les logiciels de protection contre les virus, de jeux et autres contenus sous licence qu’ils téléchargent. Les licences devraient garantir aux consommateurs les mêmes droits fondamentaux que ceux attachés à l’achat d’un bien: le droit d’obtenir un produit qui fonctionne selon des conditions commerciales équitables.

Cet agenda pose quand même plusieurs questions :

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mardi 5 mai 2009

L'industrie du jeu vidéo en crise? Paroles de noob

Derrière ce titre racoleur , au hasard de mes recherches sur les entrées en bourse des différents éditeurs de jeux vidéo, j'ai cru voir une chute tendancielle assez importante de l'industrie du jeu vidéo. Alors attention, je ne suis pas économiste, les financiers seront mieux à même de commenter les statistiques.

La crise joue pour beaucoup dans la baisse des actions, mais pas seulement. La preuve en image :

cours actions JV

  • En bleu : Electronic Arts
  • En rouge : THQ
  • En orange : Activision
  • En vert : Take Two

Ne nous inquiétons pas, profanes que nous sommes ! Il n'y a pas de crise, car ce qui compte ce sont les Quarters! Et hop, tour de magie en regardant en arrière le dernier Quarter (back) :

quarter JV

Y a pas à dire, la temporalité financière est géniale.

Ce qui me fait penser que la définition du temps est un enjeux de contrôle politique. Définir un repère temporel dans des sociétés de plus en plus différenciées est nécessaire pour coordonner au mieux les actions (le marxiste qui sommeille aurait tendance à dire asseoir les structures de la domination). Norbert Elias nous avait déjà prévenu de la nécessité de maîtriser non pas le temps, mais la mesure du temps. Par exemple, l'instauration d'un nouveau calendrier post-révolutionnaire était une manière de faire un reset de l'ordre social de l'Ancien Régime.

Spéculos, l'île merveilleuse ?

La finance contemporaine est une belle utopie performative, complètement dématérialisée, avec son ordre socio-politique réellement u-topique (non-lieu). A tel point qu'elle ne suit pas les calendriers normaux, les années sont décalées, les quarters prévalent et incitent au court terme. Sa gestion n'est peut-être pas idéologique, mais en tous cas, elle souffre d'un certain éloignement de notre pauvre réalité sociale. Ce qui n'est au final pas si loin de la temporalité d'un MMO, avec ses raids de plusieurs heures alors qu'on doit manger dans quelques minutes. Y a pas à dire, les gamers d'aujourd'hui seront les futurs gamblers de ces contrées spéculatives!

Quoiqu'il en soit, je comprends mieux la phrase de Seguéla: avoir une rolex pour saisir l'ordre social des financiers. Plus qu'un signe distinctif, c'est avant tout le passe vers cette étrange temporalité. Alors plutôt que de moraliser le capitalisme financier, et autres palabres bien-pensantes, mettons-le littéralement à l'heure, la nôtre.

samedi 17 janvier 2009

CFP : New Challenges for the Video Game Industry

Un appel à articles pour la revue de l'IDATE Communications et Stratégies, coordonnée Par Edward Castronova et Laurent Michaud

All platforms combined, the video game software market in the world's top three markets (Japan, USA and Europe) could represent close to 30 billion EUR by 2012. It is a market that is evolving constantly, through new media, mobile phones and the web, while home and handheld console sales are also enjoying double-digit growth. This tremendous success, which now puts the video game market ahead of cinema and close on the heels of the music industry, can be attributed to its rising popularity across the board – from hardcore gamers to occasional players. The growing base of residential internet users and the popularity of online gaming on both the PC and home consoles are helping to spur this growth, while the mobile internet is looming as the next frontier for the European industry to conquer. Video games encompass both a technological and an artistic component, indissociable and intertwined, which make for their uniqueness and their appeal as sources of entertainment, information and even training.

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mardi 7 octobre 2008

Les jeux vidéo pro-Obama ?

Aux USA, on peut donner de l'argent à son candidat préféré. Ce qui et cool pour lui.

Alors même les industriels du JV s'y donnent à cœur joie. Je vous colle le classement opéré par gamepolitics:

Republican contributors:

  • Will Wright: (Spore, The Sims) $3,000 to McCain; previously donated $2,350 to Giuliani
  • Bobby Kotick (Activision CEO) $2,300 to McCain; previously donated $2,100 to Romney
  • Curt Schilling (38 Studios) $2,300 to McCain.

Democratic contributors:

  • Strauss Zelnick (Chairman, Take-Two) $2,000 to Obama; had previously donated to $2,500 to Edwards, $1,000 each to Biden & Richardson
  • Ben Feder (CEO, Take-Two) contributed $1,000 to Biden in 2007
  • Sam Houser (Rockstar) $4,600 to Obama
  • Patricia Vance (president, ESRB) $2,000 to Obama
  • John Riccitiello (CEO, EA) $4,600 to Obama
  • John Smedley (Sony Online Entertainment) $2,300 to Obama
  • Richard Garriott aka "Lord British" (Ultima series, NC Soft) $2,300 to Hillary Clinton
  • Alex Rigopulos (CEO, Harmonix) $32,900 to Obama
  • Kathy Vrabeck (president, EA Casual) $2,300 to Obama
  • George Lucas (LucasFilm) $33,100 to Obama
  • Doug Lowenstein (former ESA head) $2,300 to Hillary Clinton
  • Kenneth Doroshow (new ESA general counsel) $2,500 to Obama
  • Gabe Newell (pres., Valve) $2,300 to Dodd

Conclusion à la hache, les jeux vidéo sont de gauche, pro-minorités et suivistes. Faut pas s'étonner si Familles de France n'aime pas.

En plus Obama, il kiffe GTA 4


Obama mentions 'Grand Theft Auto' in comments