Le dernier jeu de Molleindustria, Every day the same day est à la fois très intéressant et très décevant.

Réalisé en 6 jours, le jeu vous propose de vivre la journée d'un employé de bureau ordinaire. Quand je dis vivre, il conviendrait davantage subir. En effet, le jeu témoigne de l'aliénation du travailleur dans le système capitaliste, notamment dans sa composante mécaniciste. Dépossédé de tout, le travailleur que vous incarnez est condamné à répéter inlassablement les mêmes tâches : du levé, aux embouteillages, jusqu'au boulot,

Everyday 1

Une vie assez grise servie par un graphisme en noir et blanc, assez froid, et plutôt convainquant. Le lassitude naît, l'apathie généralisée et autres thématiques sont bien transcrites. D'un point de vue gameplay, les grandes limitations (interaction quasi nulle) traduisent bien le déterminisme et le manque de liberté de ce cadre moyen.