La Federal Trade Commission me fait
rêver. Cette institution américaine produit des rapports généralement de bon
niveau, très documentés - les notes et références en témoigne - et faisant
preuve d'une trop rare intelligence. Qui plus est, ils utilisent des méthodes
quasi-scientifiques pour étudier leur sujet, connaissent l'état de l'art et ne
se fient pas aux avis de quelques figures médiatiques trouvées via google ou
les librairies en ligne.
Bref, ils sont compétents, indépendants, et généralement fiables pour ce qui attrait aux jeux vidéo et mondes virtuels. Leur dernière étude s'est attaquée aux risques encourus par les mineurs dans les mondes virtuels non-ludiques, plus précisément sur 27 univers virtuels gratuits.
Le but est simple : il s'agit de trouver des contenus explicitement sexuels et violents. Les critères de définition sont fondés sur la classification de la MPAA et de l'ESRB. Les seuils retenus sont 13+, 18+, divisant ainsi les univers en 3 catégories : ceux pour enfants, ceux pour adolescents et ceux pour adultes.
Les quatre activités archétypales retenues par la FTC pour caractériser un monde virtuel sont la création d'avatars, la communication, le divertissement, le commerce en ligne. Si les idéaux types ont le mérite de clarifier les différentes activités, une confusion s'opère entre l'outil et la pratique : par exemple l'esthétique de son avatar est de la communication et du divertissement.
Résultat de l'enquête : il y a un univers virtuel sur sept, spécialement dédié aux enfant où des contenus non appropriés sont accessibles aux mineurs. Le plus intéressant est certainement le support de communication de ces contenus :
- 92.5% de textes
- 1.9% de graphismes fixes (images)
- 2.8% de graphismes animés (animations, avatars)
- 2.8% d'audio.