Étude intéressante parue dans le
Guardian et reprise sur fluctuat.net,
Qui tue l'industrie musicale, le jeu vidéo ou le discernement ! Si cette
étude ne concerne que les dépenses des Anglais, elle met en évidence deux
choses :
- la part croissante du jeu vidéo dans les dépenses, mais suivant la tendance
globale, certes en faisant un peu mieux, surtout ces deux dernières années
- le doublement des dépenses globales en matière de divertissement (désolé
mais un film de la Warner ou un CD de vivendi n'est pas de la culture pour moi)
depuis 1999
En y regardant de plus près, l'année 2007 est marquée par l'arrivée de la
Wii et l'assise de la 360, 2008 par la sortie de la PS3, donc à une période de
renouvellement et de changement de cycle de machines, ce qui gonfle les
chiffres de l'industrie. Concernant les autres industries :
- la chute des locations de DVD est-elle liée au téléchargement légal ou
illégal, l'arrivée du blu-ray? Ou bien les cartes illimitées qui invitent les
gens à se ruer en salle?
- la forte décroissance positive (ou croissance négative) de l'industrie du
disque est-elle liée au piratage, au téléchargement légal sur ou à l'évolution
de l'offre, la massification des concerts et la hausse des prix des
places?

En fait, le bon sens semble nous laisse penser que le panier de consommation
de produits de divertissement n'est pas extensible (travailler plus pour
acheter de la glande plus), et que par conséquent des choix doivent se faire.
Avec la multiplication des services et offres (téléphonie, accès internet), la
musique n'a plus la position de quasi-monopole des dépenses culturelles du
temps passé.
Par exemple, ce week-end entre le concert d'ACDC et les
fragments de Beckett au Bouffes du Nord, j'ai dépensé mon budget mensuel en
quelques heures (OK, les deux étaient très bons), donc l'industrie du disque
attendra que je donne des sous, dommage j'ai donné à la musique (très mal)
amplifiée.
Je propose donc un grenelle du pouvoir d'achat de loisirs pour relancer la
consommation de disque. Ou alors taxer encore plus les autres pratiques. Ou out
simplement s'assoir sur sa gloire passée, et ne plus fragmenter les chiffres en
supports mais en industrie.