L'ELSPA, l'Entertainment Leisure & Software Publishers Association, la team de producteurs anglais qui tente de faire pression sur le Video Standard Counsil en miitère de régulation des jeux vidéo a pris position sur le débat public :

l'ELSPA demande à tous les parents qui veulent acheter un jeu vidéo pour Noël de s'en référer à la signalétique du PEGI, notamment l'âge et le descriptif de contenu. L'âge apparaît sur les jaquettes de jeu et sert à protéger les enfants et aider le public à être informé quand il achète des jeux pour enfant. L'ELSPA croit que les PEGI habilite les parents à faire les bons choix pour les enfants.

Passons, le débat sur qui doit être responsable de quoi, tant la proposition suivante est lumineuse :

Dans une optique reflétant les efforts déployés par les fabricants de produits alimentaires et les détaillants pour offrir aux consommateurs un moyen facile de comprendre le contenu des aliments, l'industrie du jeu vidéo est sur le point de lancer un système de "feux de circulation" pour le système de régulation.

Tout ça suite à l'enquête de la Docteur Byron, psychologue-clinicienne, (quelle originalité) qui a commis le rapport Safer children in a digital world (pdf). Ce rapport, entre autres propositions, relève que le système PEGI n'est pas connu et maîtrisé par les parents. Pour le coup, c'est pas faux, mais la solution dépasse le bon sens :

Nous vous proposons cette idée comme une conséquence directe du rapport ; le système doit supprimer le risque de confusion et c'est ce que nous faisons. Le système prévu par PEGI est très robuste, mais nous voulons qu'il soit clair pour les adultes, avec la mise en garde par les couleurs

Face à un tel obscurantisme de chiffres - 3, 7, 12, 16, 18 - dont la combinaison ésotérique doit certainement ouvrir les portes d'hadès, l'industrie encourage à mettre des codes couleurs, parce que le vert c'est bien, le mal c'est rouge. Par delà le retour aux signalétiques des années 90 (pour le JV et la télé même), je comprends mal le grand écart entre cette volonté de rendre les parent responsables et même de présupposer qu'ils ne savent pas lire des chiffres.

Alors plutôt que d'expliquer et d'éduquer, à la base - 12 ans n'est pas le niveau de difficulté mais l'âge conseillé - ils préfèrent les couleurs. Y a pas à dire responsabiliser le public tout en le considérant comme attardé, ça laisse rêveur. Me tarde d'avoir le sceau royal sur la moitié de la jaquette, "king approved, theocratic proof".