Game in Society

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mardi 21 avril 2009

Un jeu indien sous les feux sacrés

Le marché indien du jeu vidéo, jusqu'alors balbutiant et spécialiste des adaptations des films de Bollywood, se diversifie et commence à produire des jeux pour la PS2. Hanuman: Boy Warrior, un hack'n slash à la 3ème personne mettant en scène les déités hindoues, et retraçant l'ascension du dieu Hanuman en quête pour retrouver ses pouvoirs,

Le jeu a été l'objet d'une critique de la communauté Hindou, notamment l'Universal Society of Hinduism, qui condamne la figuration des déités à des fins commerciales, ceci pouvant choquer les dévots.

Dans un jeu vidéo, le joueur contrôle le destin de Lord Hanuman, tandis que dans la réalité, les croyants doivent mettre leur dans les mains de leurs divinités.

(...)

Le contrôle et la manipulation de Lord Hanuman avec un joystick / bouton / clavier / souris est dénigrant. Lord Hanuman ne devrait pas être réduit à un «avatar» de jeu vidéo, juste pour renforcer une société de produits incluse l'économie de croissance l'Inde.

Cette association est basée au Nevada et semble spécialisée dans les campagnes anti-média, répertoire d'action permettant de gagner en visibilité. En attaquant ce jeu vidéo anecdotique, l'association se positionne dans l'espace public par le jeu vidéo. Ce procédé est assez courant et largement partagé (il n'y a qu'à recenser toutes les associations exogènes au secteur du jeu vidéo).

Je propose qu'on retire le terme "avatar", littéralement, une divinité hindoue descendue sur terre.

Enfin, le jeu semble assez mauvais, du moins c'est la seule chose qui intéresse les gamers, ce qui contredit la lueur d'espoir d'une critique constructive au sein de la communauté de gamers. Pour un extrait vidéo, voir ici.

jeudi 16 avril 2009

Falloujah et l'évolution de la question du réalisme

Il y a quelque jours enflait une polémique autour d'un jeu développé par Atomic game et édité par Konami : Six Days in Fallujah, un FPS qui propose de revivre la bataille irakienne éponyme de 2004, bataille qui a fait un nombre de morts considérables pour les britanniques.

La polémique se résume assez bien : on ne peut pas faire un jeu qui touche à un fait de guerre aussi récent et douloureux, selon Tim Collins, colonel du 1er bataillon de l'armée britannique, en interview dans le Daily Mail, alors que pour les pro-jeux vidéo, c'est aberrant qu'un média qui a fait ses choux gras sur la médiatisation du conflit donne des leçons de déontologie à un autre média. ,

Jusque là, rien d'anormal : les associations de victimes jouent les victimes, les officiers formateurs comme le Sergent John Mundy jouent la carte de la formation via le jeu.

Et puis on a aussi ce groupe spécialisé dans la lutte contre la guerre, Stop the war coalition, qui alors occupé à la médiatisation de guerre en Angleterre, se positionne par ce jeu vidéo. Nous avions déjà eu droit à un groupe anti-guerre dans l'affaire Ubisoft et America's Army en août dernier.

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