Game in Society

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Tag - political game

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vendredi 29 avril 2011

Séminaire : jeu vidéo et médiation des savoirs. Séance 2

Bonjour à tous,

Voici l'annonce pour la deuxième séance de notre séminaire de recherche sur le jeu vidéo, toujours à la MSH-PN.

affiche JVMS 2

Séance 2 –Jeu vidéo, journalisme et politique– 16 mai 2011

9h30 – 12h30, Salle de conférence, MSH-PN (entrée libre)

• Yannick Estienne, Chargé de mission recherche, École Supérieure de Journalisme de Lille

• Gersende Blanchard, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, GERIICO – Université Lille 3

« Le newsgame : l'information politique au prisme du jeu vidéo »

• Olivier Mauco, ingénieur d’études, CNRS, projet ManEGe MSH-PN

« Communication politique et dispositifs vidéo-ludiques »

14h – 17h : Atelier (étudiants et chercheurs sur inscription)

• Florent Maurin, chef de projet R&D pour lemonde.fr, journaliste chez Bayard

« Présentation du newsgame de lemonde.fr »

Plus d'informations

Plus d'informations sur le projet de recherche "serious game" de L'Ecole de Journalisme de Lille

Deux autres chercheurs, qui n'ont pu venir pour l'occasion participent à ce projet :

  • Aurélia Lamy, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, GERIICO – Université Lille 3
  • Philippe Useille, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Laboratoire DeVisu, Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis

Compte-rendu de l'ouvrage de Yannick Estienne, Le journalisme après internet.

Article de Gersende Blancahrd sur la communication électronique des partis politiques

Blog de Florent Maurin sur le newsgaming. Follow him

samedi 14 novembre 2009

Emission sur le serious game : Place de la toile, France Culture

Voici le podcast d'une émission à laquelle j'ai participé hier, portant sur le political game et le serious games.

place de la toileUne demi-heure de discussion sur le sujet, avec Julian Alvarez, docteur en info com qui a fait sa thèse sur le serious games, ainsi que deux membres du studio Ad-Invaders, Sébastien Bru et Antoine Bezborodko, qui ont remporté l'appel à projet de NKM et développent le jeu Dongeon&Radon. Ce projet a l'air intéressant, car il propose de faire aimer la science via le jeu vidéo. Affaire à suivre, résultats dans deux ans!

Je tenais à souligner que nous avions été très bien reçus, Xavier de La Porte avait bien travaillé le sujet, ce qui a permis d'éviter les poncifs du genre sur le jeu vidéo (violence, addiction, etc.). Bref, sans vouloir faire de la légitimation, France Culture est l'un des rares espaces radiophoniques où la recherche peut s'exprimer, que ce soit le niveau de la présentation ou la durée du débat.

Je retiendrai quelques points centraux de ce débat :

Lire la suite...

mardi 16 décembre 2008

Bush under attack

Et voilà, après la réalité étonnante, le jeu : bush's boot camp

Du grand n'importe quoi, et ça ne vaut pas l'original!


Iraqi Journalist Throws Shoes At Bush - Bush Gets The Boot

EDIT : Et comme il y a eu de nouvelles productions : Choisissez votre camp : Bush ? le journaliste Mountazer al-Zaïdi ? vous ?

Et sur Wired, des gift animés sympatoche.

jeudi 30 octobre 2008

Palin, passion mode

Un petit jeu satirique produit par l'association des nurses californiennes épingle les tenues de Sarah Palin.

Dress like Palin est surtout un moyen de dénoncer la garde robe apparemment exorbitante de la candidate, en comparant le coût des fringues avec des données sociales peu flatteuses (les fringues ou les données, à vous de voir). Selon le site {{la garde robe de Plain pour un mois, coûte davantage que le budget moyen d'un foyer américain pour 80 ans}}. Soit les américaines ne savent pas s'habiller, soit ils sont nudistes.

Dernière étape, une boite à idées qui vous demande ce que vous achèteriez avec l'argent dépensé pour la garde robe. On attend les résultats.

Bon, passé le buzz, ça sent quand même le sexisme à plein nez cette tendance de se foutre de la garde robe des femmes candidates. Non pas que je cautionne l'ethos model de la candidate, mais je parie qu'elle se fait offrir tout le bouzin.

Moralité, les pauvres et nécessiteux devraient se présenter aux présidentielles pour avoir de quoi passer l'hiver au chaud.

mardi 30 septembre 2008

Debate Night

Joué sur le site Powerfulrobot du chercheur Gonzalo Frasca, Debatenight, un political games qui vous propose de revivre les grand débats télévisés de la présidentelle US (si quelqu'un peut me dire d'ailleurs qu'est-ce que représente la courbe audience reaction et comment elle est calculée!!!)

Le pitch de départ est relativement simple : vous incarnez Obama et choisissez un super argument qui vous fera gagner des points contre ceux de McCain. Le jeu est un cross over entre Zuma et Bejeweled : avec votre curseur, vous tenter d'aligner les arguments de manière à les faire disparaître, soit les contredire.

Alors c'est fun, assez addictif comme tout jeu de réflexion, mais qu'est-ce que ça prouve, illustre, défend ?

Selon l'auteur, le but du jeu est de prouver comment l'agencement des arguments dans la campagne US prévaut sur le fond. La rhétorique comme question de timing. Implicitement cela rejoint les théories de communication politique sur le framing : comment les médias cadrent les sujets qu'ils traitent en adoptant un angle d'attaque spécifique et en allouant des ressources au téléspectateur.

Or ici, les candidats anticiperaient ce cadrage médiatique en proposant eux-même un pattern de réponses argumentatives.

Un bel exemple de rhétorique procédurale (Ian Bogost) critiquant la rhétorique politique. Cette question de l'utilisation d'images pré-construites, de blocs argumentatifs n'est pas si loin du point godwin. Ca pose quand même quelques questions sur la temporalité et la logique structurale du discours en espace médiatique.

Un jeu à essayer, d'autant que le Dr. Frasca n'en est pas à son premier essai.

vendredi 12 septembre 2008

Muslim Massacre, le jeu vidéo politique inabouti.

Lu sur Telegraph, downloadé ici, interview disponible, un jeu amateur fait scandale: Muslim Massacre.

Le jeu propose d'incarner un soldat américain, et de vous lancer à la poursuite de tous les musulmans. Le sujet du jeu est plus que brûlant et surfe a priori sur la vague anti-religieuse. Ce n'est pas le premier à le faire, des productions obscures affiliées à des groupuscules néo-nazi, mettaient en scène le massacre du peuple Juif. A l'inverse, la production arabe Under Ashes vous mettait dans la peau d'un soldat palestinien devant lutter contre l'État d'Israël. Enfin, pedopriest, de molleindustria, vous proposait de diriger des curés et d'abuser des jeunes chrétiens.

Pourtant, avant de se prononcer, jetons un coup d'œil à ce jeu.

Issu des forums de Something Awful, groupe d'anar nihilistes réputés pour leur mauvais goût à la South Park, la première présentation du jeu est accompagnée d'un texte:

Les États-Unis d'Amérique, un leader et un modèle pour tous dans le monde moderne, est en train de prendre des mesures drastiques pour garantir la liberté et la sécurité du monde. Devenu témoin des atrocités des adeptes de l'islam perpétrées maintes et maintes fois, ils ont été décidé que le monde musulman devrait être de la surface de la Terre.

Vous, l'American Hero, vous êtes courageusement porté volontaire pour débarquer dans le Moyen-Orient et veiller à ce qu'aucun musulman, homme ou femme ne soit laissé en vie. Vos priorités sont de rechercher et neutraliser le dirigeant musulman Osama bin Laden, leur leader radical religieux Muhammad Allah et enfin, d'éliminer toutes les cibles que vous rencontrerez sur le chemin.

MM

Le ton est donné, mais justement, quel est-il ? Entre patriotisme exacerbé et cynisme, le jeu reprends les canons du genre: contre-attaque contre l'envahisseur, idéologie légitimant vos actions, objectifs final de restitution de la paix. Les moyens sont ceux d'un shoot à la 3ème personne, vue de dessus, assez nerveux et bourrin. Somme toute, une référence certaine aux shoots des années 80, avec un style rétro 8 bits.

L'introduction du jeu, assez remarquable, distille un montage du discours sur l'été de l'Union de 2002 de Georges W. Bush. La voix est samplée sur une musique guerrière digne de Contra ou Metal Slug pendant que défile en fond d'écran des articles de presse relatant la déclaration de guerre du Président.

Premier problème technique fondamental, on peut sauter cette intro si l'on appuie sur une touche, ce qui est dommageable, car c'est la partie la plus critique et ironique. Elle met littéralement en scène la dénonciation de la politique étrangère de l'administration Bush et conditionne le reste du jeu.

Car durant le jeu, le gameplay réduit à un shoot basic évacue malheureusement toute référence à la parodie. C'est là que le bât blesse, car le discours cède petit à petit le pas au massacre. Alors oui la violence est exacerbée, les corps explosent, une voix digitalisé de Bush nous assène "let's roll", mais on reste sur notre faim. Enfin l'avatar est un bon pastiche des héros américains, entre le G.I. bodybuildé, avec un drapeau tatoué sur le bras.

MM2

Les derniers niveaux proposent de se battre contre Ben Laden et le prophète, mais je ne suis pas arrivé plus loin que le 4eme niveau, le clavier étant configuré par défaut en QWERTY, les déplacements sont périlleux d'autant qu'on ne peut le configurer. Par contre la réalisation est de bonne qualité, les déplacements sont nerveux, la visée à a souris correcte.

SI le jeu est bien réalisé, il manque de finition quant au discours politique. Mais, est-ce vraiment le but de l'auteur de dénoncer la guerre US? Apparemment, Sigvatr, jeune australien, sévissant déjà dans un comic strip de mauvais goût (electric retard), se positionne comme un artiste nihiliste, peu affecté par la violence et souhaitant choquer avant de dénoncer.

Pour le coup, il a réussi, mais le jeu mélange plusieurs niveaux: un sujet politique brûlant, une critique des autres jeux vidéo (le best-seller call of duty 4 propose aussi de liquider des musulmans et des russes, précédent amorcé avec la série des desert strike), une démarche de création, un hommage aux jeux old-school, etc.

Ce mélange des discours et intentions crée le doute. Si nous ne pouvons accuser le créateur d'être anti-musulman, son œuvre porte à confusion, non pas que le discours soit alambiqué, mais il reste incomplet ou alors trop subtil. Si l'auteur veut combattre les stéréotypes comme il l'entend, il aurait été plus judicieux de les exacerber pour éviter toute confusion. Il faut définir davantage la cible: les Etats-Unis ou les Musulmans. Le doute persiste et rend la lecture difficilement lisible.

Enfin, ce qui me semble une erreur de stratégie de communication: Sigvatr a déclaré ne pas savoir comment interpréter son jeu, mais seulement de lancer en provocation: "it was fun to make et fun to play". Là est toute l'ambiguïté du jeu vidéo, à la fois coupé de la réalité et à la fois outil de communication politique. Le problème étant de choisir un camp, de se réfugier derrière l'argument, c'est juste un jeu, alors qu'on espère des retombées politiques.

Et selon l'auteur, il suffit de rajouter un nom polémique à un jeu classique pour générer un traitement médiatique important. Cette ambiguïté de positionnement dessert complètement le jeu et ouvre la voix à une réception politique violente.

Bref, un jeu politiquement incorrect et incorrectement politisé à essayer, mais à déconseiller aux plus jeunes. Et surtout, il me semble, à tester, débattre et expliquer, là est sa grande faiblesse. Une interview de Sigvatr est en cours. Wait and see. On reste tout de même loin de la profondeur de September 12th de Frasca.

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