Game in Society

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vendredi 4 décembre 2009

La guerre, la loi et Mercenaries 2 sont au Venezuela

Le 29 octobre dernier, le Parlement Vénézuelien a adopté une loi interdisant les jeux vidéo guerriers (belicos). Plus précisément sont interdits : "la fabrication, l'importation, la distribution, l'achat, la vente, la location et l'usage de jeux vidéo et de jouets guerriers". Le Brésil semble s'engager sur la même voie.

Il ne s'agit donc pas d'interdire les jeux vidéo violents, mais de se fonder sur le contenu des jeux vidéo, et de sanctionner toute mise en scène guerrière, et plus particulièrement encourageant l'usage des armes. Or, quantitativement il y a davantage de jeux guerriers que de jeux violents, Par exemple un jeu dans un comme Battalion Wars est seulement déconseillé aux mois de 12 ans, il ne fait pas preuve d'une violence visuelle extrême grâce à son style cartoon. Pour autant on peut supposer qu'il sera interdit.

Back to the future

L'incident majeur qui a encouragé cette loi est certainement le jeu Mercenaries 2 : l'enfer des favelas. Le jeu vous met dans la peau d'un mercenaire (vous choisissez lequel) qui doit renverser le dictateur, non pas parce que vous aspirez à la paix et aux idéaux démocratiques, mais parce qu'il vous a fait une crasse lors d'un deal (voir scènes d'intro). C'est une histoire de vengeance personnelle contre un malfaiteur, et non pas un jeu politique. Ici le politique ne fait partie que du contexte, et il n'y a pas de querelle idéologique à proprement parler, du moins dans la narration.

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vendredi 21 août 2009

Nouvelle revue : Poli, politique de l'image

Sortie le 12 septembre de Poli, politique de l'image, une revue éditée par le centre Pompidou. Avec comme titre le gaming post-colonial : géopolitique des jeux vidéo. Ce titre m'intrigue car j'ai du mal à voir le lien entre colonisation et jeux vidéo, bien que SEGA a profité de la guerre de Corée pour s'installer au Japon au début des années 1950, mais c'était dans un contexte multiple et non intentionnel. Sinon un article de Laurence Allard sur Britney Spears, pour un aperçu, vous pouvez faire un tour sur sa conf sur les pratiques numériques des jeunes. Et enfin, une interview du pape de la pop culture 2.0, Henry Jenkins, en VF. Bref, à lire, je suis très curieux de cette nouvelle publication! So, bienvenu à Poli!

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jeudi 25 juin 2009

Here comes a new challenger : Attali et la vision du futur des années 90

C'est toujours sympa de voir de nouveaux entrants dans l'espace critique du jeu vidéo, surtout quand c'est un poids lourd du monde politique. J'ai donc le plaisir d'accueillir Jacques Attali qui s'est positionné sur le jeu vidéo dans une émission télé sur Public Sénat, et dans une interview dans Slate.fr.

J'aime beaucoup son intervention qui me fait penser à de la science fiction désuète des années 80. Tout le discours est une resucée des aspirations et débats des années 80-90, offrant un doux parfum de nostalgie. Moi j'aime, ça me fait retourner en enfance, il ne manque plus que les skate-board volants.

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Gay double pride dans WOW

La Gay Pride s'est tenue le 20 juin dans WOW. Organisée en souvenir d'une descente de police dans un bar gay new yorkais dans la nuit du 27 et 28 juin 1969, la gay pride est une commémoration.

Chose intéressante, la question Gay dans les mondes numériques est un vrai problème, que ce soit l'interdiction du mot gay par Microsoft sur son Xboxlive, que ce soient les insultes anti-gay qui fusent sur les channels (grammaire sexuelle genrée pour les Kevins), et surtout l'affaire Sara Andrews vs.WOW.

Problème : les chartes de bonne conduite veulent pacifier les univers en ligne, en évitant toutes formes de discrimination, mais les insultes homophobes fusent. Donc, une joueuse gay de Wow a décidé de faire le forcing, en considérant que si Blizzard tolérait les insultes, elle pouvait faire sa guilde gay friendly.

Résumé de l'affaire Sara Andrews:

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lundi 22 juin 2009

Les sims 3, 3ème voie politique?

J'ai toujours été très sceptique à l'encontre du mode scénario des Sims, quelles que soient les itérations proposées. Par contre, en mode libre, les Sims sont certainement un des supports de narration les plus prometteurs.

En parcourant différents forums, blogs, et magazine, les expériences relatées de joueurs en mode libre sont absolument fascinantes. Que l'on prenne la preview de Omar Boulon pour Canard PC, dans lequel il narre littéralement la naissance d'une amourette homosexuelle entre son avatar et son collègue El Gringo, ou que ce soit les remakes de 7 à la maisons tentés par certains joueurs, les différentes saynètes offertes relèvent de l'art tragique ou comique.

Dernier exemple en date, une expérience lancée par un étudiant anglais en game design, qui a eu l'idée de programmer deux sims SDF, un père légèrement allumé et une petite fille souffrant d'une mauvaise estime d'elle-même et très maladroite.

Il s'agit d'une expérience de jeu d'une famille de sans-abri dans les Sims 3. J'ai créé deux Sims, déplacés dans un lieu créé pour ressembler à un parc abandonné, je les ai dépouillés de tout leur argent, et j'ai ensuite tenté de les aider à survivre, ce sans accepter les promotions ou les emplois faciles alimentaires. Cette expérience est basée sur l'idée du "pauvreté défi"des Sims 2, mais il s'est avéré être beaucoup plus intéressant avec les caractéristiques de la vie de quartier des Sims 3.

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jeudi 4 juin 2009

Les sims et le JDD

Je me plaignais de la difficulté des conditions du direct dans un précédant post, là, ce ne sont pas 20 secondes qui sont coupées, mais un entretien téléphonique de 35 minutes devenu un interview retranscrit en quelques lignes.

Je reviendrai dessus ultérieurement, il y a beaucoup de points à préciser, notamment sur le caractère péremptoire des réponses et des affirmations ainsi reformulées.

Sims JDD

vendredi 29 mai 2009

Article jeu vidéo et politique dans IG n°2

Suite à un entretien avec Sébastien Lebourcq sur jeux vidéo et politique, voici l'article "l'extension de la politique par d'autres moyens (part 1)" tiré du dossier "jeux vidéo et politique", paru dans IG n°2, partiellement en ligne.

Il reprend pour partie l'analyse faite sur Six days in Falloujah, et tend à généraliser le tout pour offrir un panel sur les liens jeux vidéo et politique. Je tiens quand même à faire remarquer que pour une fois mes propos ont été bien recueillis et dépassent même le cadre de la citation (huhu). Comme quoi être un journaliste spécialisé ça aide à bien saisir le jeu vidéo! Un article est d'ailleurs en cours de publication avec Alexis Blanchet, sur ce sujet.

J'attends vos remarques, n'hésitez pas à sortir le rail-gun!

En bonus, le lien vers l'article sexe, drogue et jeu vidéo, avec Yann Leroux en interview qui déconstruit le phénomène.

IG jeux vidéo et politique

JV et pol IG 2 .

mercredi 27 mai 2009

Podcast Yochlai Benkler

Hier se tenait la conférence de Benkler au medialab de Sciences Po. Si la conférence ne portait pas sur les jeux vidéo, je pense qu'elle peut en intéresser certains.


Préalable : pour se faire une idée de quoi on parle, aller faire un tour sur le très bon dossier de Transversales "Cyberspace et citoyenneté".

Et puis la version on-line de The Wealth of networks


BenklerBenkler nous a fait une présentation des problématiques inhérentes à l'étude de la politique en ligne, autour de cette question : comment le net-public, les blogs politiques se structurent et peuvent constituer une nouvelle forme de participation et surtout de pouvoir politique.

Selon Benkler, ceux qui étaient à la périphérie, ceux que l'on n'entendait pas dans l'espace public traditionnel médiatique occupent désormais une position centrale sur le web, deviennent le cœur.

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mardi 19 mai 2009

Protection des consommateurs du jeu vidéo

Viviane Reding, dans la perspective du eYouGuide, guide de l'Union européenne sur les droits numériques du consommateur pense à intégrer le jeu vidéo dans le processus de normalisation de la diffusion et de la qualité. Ces dispositions concernent essentiellement le commerce numérique, mais aussi les bien numériques. Un agenda numérique est proposé, abordant notamment ces deux points :

2. Faire en sorte qu’il soit indifférent, pour les consommateurs, que les contenus numériques (musique, jeux, films, livres) viennent d'un pays de l'UE plutôt que d'un autre, en posant les jalons d’une politique de licence multi-territoriale pour le contenu en ligne.

(...)

4. Étendre les principes qui sous-tendent les règles en matière de protection des consommateurs aux accords de licences pour les produits tels que les logiciels de protection contre les virus, de jeux et autres contenus sous licence qu’ils téléchargent. Les licences devraient garantir aux consommateurs les mêmes droits fondamentaux que ceux attachés à l’achat d’un bien: le droit d’obtenir un produit qui fonctionne selon des conditions commerciales équitables.

Cet agenda pose quand même plusieurs questions :

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mardi 21 avril 2009

Un jeu indien sous les feux sacrés

Le marché indien du jeu vidéo, jusqu'alors balbutiant et spécialiste des adaptations des films de Bollywood, se diversifie et commence à produire des jeux pour la PS2. Hanuman: Boy Warrior, un hack'n slash à la 3ème personne mettant en scène les déités hindoues, et retraçant l'ascension du dieu Hanuman en quête pour retrouver ses pouvoirs,

Le jeu a été l'objet d'une critique de la communauté Hindou, notamment l'Universal Society of Hinduism, qui condamne la figuration des déités à des fins commerciales, ceci pouvant choquer les dévots.

Dans un jeu vidéo, le joueur contrôle le destin de Lord Hanuman, tandis que dans la réalité, les croyants doivent mettre leur dans les mains de leurs divinités.

(...)

Le contrôle et la manipulation de Lord Hanuman avec un joystick / bouton / clavier / souris est dénigrant. Lord Hanuman ne devrait pas être réduit à un «avatar» de jeu vidéo, juste pour renforcer une société de produits incluse l'économie de croissance l'Inde.

Cette association est basée au Nevada et semble spécialisée dans les campagnes anti-média, répertoire d'action permettant de gagner en visibilité. En attaquant ce jeu vidéo anecdotique, l'association se positionne dans l'espace public par le jeu vidéo. Ce procédé est assez courant et largement partagé (il n'y a qu'à recenser toutes les associations exogènes au secteur du jeu vidéo).

Je propose qu'on retire le terme "avatar", littéralement, une divinité hindoue descendue sur terre.

Enfin, le jeu semble assez mauvais, du moins c'est la seule chose qui intéresse les gamers, ce qui contredit la lueur d'espoir d'une critique constructive au sein de la communauté de gamers. Pour un extrait vidéo, voir ici.

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