Game in Society

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mardi 19 mai 2009

Protection des consommateurs du jeu vidéo

Viviane Reding, dans la perspective du eYouGuide, guide de l'Union européenne sur les droits numériques du consommateur pense à intégrer le jeu vidéo dans le processus de normalisation de la diffusion et de la qualité. Ces dispositions concernent essentiellement le commerce numérique, mais aussi les bien numériques. Un agenda numérique est proposé, abordant notamment ces deux points :

2. Faire en sorte qu’il soit indifférent, pour les consommateurs, que les contenus numériques (musique, jeux, films, livres) viennent d'un pays de l'UE plutôt que d'un autre, en posant les jalons d’une politique de licence multi-territoriale pour le contenu en ligne.

(...)

4. Étendre les principes qui sous-tendent les règles en matière de protection des consommateurs aux accords de licences pour les produits tels que les logiciels de protection contre les virus, de jeux et autres contenus sous licence qu’ils téléchargent. Les licences devraient garantir aux consommateurs les mêmes droits fondamentaux que ceux attachés à l’achat d’un bien: le droit d’obtenir un produit qui fonctionne selon des conditions commerciales équitables.

Cet agenda pose quand même plusieurs questions :

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mardi 21 avril 2009

Un jeu indien sous les feux sacrés

Le marché indien du jeu vidéo, jusqu'alors balbutiant et spécialiste des adaptations des films de Bollywood, se diversifie et commence à produire des jeux pour la PS2. Hanuman: Boy Warrior, un hack'n slash à la 3ème personne mettant en scène les déités hindoues, et retraçant l'ascension du dieu Hanuman en quête pour retrouver ses pouvoirs,

Le jeu a été l'objet d'une critique de la communauté Hindou, notamment l'Universal Society of Hinduism, qui condamne la figuration des déités à des fins commerciales, ceci pouvant choquer les dévots.

Dans un jeu vidéo, le joueur contrôle le destin de Lord Hanuman, tandis que dans la réalité, les croyants doivent mettre leur dans les mains de leurs divinités.

(...)

Le contrôle et la manipulation de Lord Hanuman avec un joystick / bouton / clavier / souris est dénigrant. Lord Hanuman ne devrait pas être réduit à un «avatar» de jeu vidéo, juste pour renforcer une société de produits incluse l'économie de croissance l'Inde.

Cette association est basée au Nevada et semble spécialisée dans les campagnes anti-média, répertoire d'action permettant de gagner en visibilité. En attaquant ce jeu vidéo anecdotique, l'association se positionne dans l'espace public par le jeu vidéo. Ce procédé est assez courant et largement partagé (il n'y a qu'à recenser toutes les associations exogènes au secteur du jeu vidéo).

Je propose qu'on retire le terme "avatar", littéralement, une divinité hindoue descendue sur terre.

Enfin, le jeu semble assez mauvais, du moins c'est la seule chose qui intéresse les gamers, ce qui contredit la lueur d'espoir d'une critique constructive au sein de la communauté de gamers. Pour un extrait vidéo, voir ici.

mercredi 18 mars 2009

Etudes sur la violence : sont-elles idéologiques ?

Un nouvel article des deux chercheurs qui montent dans le monde du jeu vidéo. Après leur contestation des études sur la question de l'addiction comme élément d'une panique morale, un nouvel article traite de l'orientation idéologique des études.

Christopher J. Ferguson, & John Kilburn, "The Public Health Risks of Media Violence: A Meta-Analytic Review", ''Journal of Pediatrics'', 23 février 2009

N'ayant pas pu avoir accès à l'article (je fais un appel d'ailleurs), je vous livre le compte rendu qui circule sur le net :

  • Ces 10 dernières années, on compte plus d'études sur le jeu vidéo que sur les autres médias.
  • Seulement 41% de ces études utilisent des méthodes viables et standardisées de mesure de la violence.
  • Ces méthodes de mesure peu fiables de la violence tendent à faire apparaître des effets maximisés en permettant aux chercheurs de choisir les faits qui valident leurs théories.
  • Plus les méthodes de mesure se rapprochent des faits, moins l'impact du jeu vidéo semble évident.
  • Le choix d'études de type expérimental (courtes et en labo et non en conditions réelles) tend également à tronquer les résultats et à s'éloigner une fois de plus de mesures satisfaisantes des comportements violents.
  • Il n'y a toujours aucune preuve que les jeux vidéo ont un impact supérieur aux autres médias sur les tendances violentes.

Si a priori, sans avoir pu lire la démonstration, je ne vois pas le lien ici-même avec l'idéologie... au mieux une méthodologie dominante. Pourtant la conclusion débouche sur l'idéologie :

Le problème reste que les recherches sur les effets de la violence dans les médias continuent d'être guidées principalement par les convictions idéologiques ou politiques plutôt que par l'objectivité. La violence dans les médias a une longue histoire de soumission à l'idéologie. Pourquoi la croyance dans les effets de violence dans les médias persiste malgré les faiblesses inhérentes de la recherche reste une question ouverte. Cela pourrait être une « parfaite tempête » d'opportunisme politique, une union des agendas sociaux de l'extrême-droite et de l'extrême gauche, du dogmatisme scientifique qui a nui à la capacité de la communauté scientifique à un examen critique de ce domaine de recherche.

En fin de compte, les données de cette étude ne permettent pas de conclure que les recherche sur la violence dans les médias est un problème important de santé publique. Si l'objectif de la société est de réduire la violence, les efforts scientifiques, politiques et économiques devraient mettre leurs billes dans d'autres poches. (traduction libre sur dernière expression)

A part le fait que les marges de l'échiquier politique ne soient pas définies ici (extrême droite et gauche, quezaco?), la soumission à l'idéologie est pas assez claire. Il y a une différence entre agenda politique, jeux de pouvoir, utilisation d'études et ce qu'ils appellent l'idéologie. Si les études sont politiquement orientées, il faut voir les protocoles, les cahiers de charges s'ils existent, les acteurs qui soutiennent et produisent, etc. Et surtout ce qu'ils en font! Est-ce le jeu vidéo qui les intéresse, ou la stigmatisation sur le jeu vidéo sert-elle d'autres intérêts (politique envers la jeunesse, politique économique large, etc.)? Mais n'ayant pas l'article.... je prends avec des pincettes toute entreprise de communication scientifique.

Deux types de question / précaution :

  • quelle est sa définition de l'idéologie ? Est-ce que l'usage politique est forcément idéologique, où cela se situe-t-il? Là il faudrait que j'ai l'article (je radote). Mais bon, plus de 31 dollars, c'est prohibitif.
  • faut-il faire des abstracts de nos recherches pour journalistes ? des versions résumées réutilisables et reproductibles comme telles ?

mardi 10 mars 2009

Le PS joue la mise

Parce que l'UMP n'a pas le monopole de l'addiction au jeu vidéo, on vient de me souffler dans l'oreillette que Le Guen (pas celui du PSG) mais Jean-Marie Le Guen, député du XIIIème arrondissement de Paris, et médecin de formation (ah bah), exige une politique contre le jeu excessif.

"Au même titre que le tabac ou les drogues, la pratique des jeux entraîne pour une partie de la population (environ 0,8% selon les études épidémiologiques) une addiction morbide", avec "de graves conséquences psychologiques, familiales et parfois délictuelles"", écrit le porte-parole du groupe PS sur le projet de loi de réforme de l'hôpital dans un communiqué.

Et bien sûr les jeux vidéo ne sont pas en reste :

"Un rapport au Parlement est présenté avant le 30 juin 2009 sur la mise en oeuvre d'une politique de lutte contre les addictions au jeu", prévoit l'amendement visant aussi bien "les jeux de hasard réglementés" que "les jeux vidéo et les jeux par internet".

Ho mais c'est pas tout, car une taxe sur les jeux va être instituée pour financer la politique contre le jeu excessif! Yeah! Jouer permet de financer la lutte contre l'addiction. Un grand classique.

On attend le nouveau rapport prévu en juin 2009. Et comme le dit le proverbe, en juin ça sera bien.

lundi 9 mars 2009

Le cadrage idéologique du jeu vidéo par Zone interdite

J'ai pas pu m'empêcher de faire un retour sur le reportage, en essayant de construire l'analyse. Comment en est-on arrivé au cadrage proposé par Zone interdite ?

Avant toute chose, c'est quoi un cadrage ? De manière simple un cadrage médiatique est une manière de présenter et d'exposer des faits ; dans les médias, cela se fait en choisissant un angle d'attaque particulier. Sauf, que cette présentation va influer non pas sur la manière dont il faut penser, mais avec réduire la possibilité critique en proposant des ressources sélectionnées. Un bon cadrage peut apparaître neutre, mais au final les experts mobilisés, les commentaires insufflés donnent des ressources pour comprendre. Ces choix sont des manières de ne pas apparaître trop "moraliste", "politique" ou autre et permet, sous couvert d'objectivité de faire passer son point de vue. Pour plus d'info, je vous renvoie à l'article de wikipedia, pas mal.

Une mise à l'agenda, ne dit pas non plus ce qu'il faut penser, mais ce à quoi il faut penser. Et vu le nombre d'articles sur l'addiction, ce thème s'impose quantitativement.

Donc dans le reportage, nous avons plusieurs ressources permettant d'offrir un point de vue objectivant (ou qui tente d'être objectif du moins)

Préalable : présenter l'addiction comme un fait réel, établi. Préférer la preuve par l'exemple, la capacité à présenter des individus victimes, plutôt que la réflexion. Il ne s'agit plus d'un procès de victimisation : l'addiction est instituée comme fléau du jeu vidéo. On a affaire avec ce reportage à une avancée significative dans le traitement du jeu vidéo. Plus besoin d'entreprise de morale, le jeu vidéo n'est plus potentiellement un risque.

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samedi 7 mars 2009

Obama, digital play idol

Via massively.com. Après Obama dans Mercenaries 2, un joueur de la beta de Aion a modélisé son perso pour en faire un clone du président des USA. Moi qui avais nommé mon rôdeur pvp de Guild Wars Sarko my hero, je fais vraiment tâche.

Obama

Vu que le blog craque et ne veut plus mettre les vidéos (le drame), je vous mets le lien ici.

jeudi 29 janvier 2009

Al-Quraish, e-slam ?

Une société de développeur Syriens a développé en 2006 Al-Quraish, un jeu de stratégie pour redorer l'image du monde Musulman contre les stéréotypes, développer la compréhension, et redonner de la fierté au peuple.

Dans ce jeu, le joueur retracera la vie de Khaled Ibn Waleed, guerrier Musulman qui n'a jamais connu la défaite et a pu repousser les Romains et les Perses, ou la voix plus pacificiste avec le Bédoui Sheikh qui devra obtenir le respect des autres tribus..

Selon le boss de Afkar media, une entreprise de promotion culturelle, Al-Quraish critique la dérive de l'Islam :

Il y avait des lois rationnelles régissant les Musulmans de l'époque. Cela a permis à cette civilisation de durer un temps long et à accepter les autres civilisations avec lesquelles ils ont été en contact. Ce n'était pas une civilisation conservatrice ou sectaire. Mais les gens ont cessé de s'inspirer de l'esprit des lois et les lois elles-mêmes. Ils ne comprennent pas l'essence de la loi. (via csmonitor)

Reste à savoir si un jeu de stratégie est le plus adapté pour apprendre la complexité de la loi et son esprit sans faire l'apologie de l'usage de la violence comme modalité unique de résolution des conflits. J'ai pas réussi à downloader la démo (qui est disponible à Copenhague), si quelqu'un a joué je suis preneur !

Une vidéo disponible ici.

al-quraish

dimanche 18 janvier 2009

Vos papiers pour farmer

Lu sur gamepolitics puis China Daily.

Le gouvernement chinois est souvent précurseur en matière de régulation de l'internet (blocage de site inutile, collaboration fructueuse avec yahoo) et plus particulièrement des jeux vidéo en ligne. Après avoir subi les déconnections systématiques pour limiter son temps de jeu (le GAPP, voir plus bas), le joueur devra prouver son identité en fournissant son numéro d'identité nationale au moment de l'enregistrement.

Vous me direz que ça ne change pas tant des enregistrements classiques où l'ont certifie que les données fournies sont exactes. D'ailleurs c'est fou le nombre de John Smith qu'il y a dans le Lubéron.

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mercredi 7 janvier 2009

Qu'est ce que le web 2.0 ?

A cette question faussement simple (c'est surtout une notion fourre-tout pour appeler l'ensemble d'applications sollicitant l'utilisateur pour générer du contenu, le fameux user-created content et les communautés d'utilisateurs), Frédéric Lefebvre, candidat au poste de secrétaire à l'économie numérique, nous offre une réponse... euh...

Eric Besson doit trembler :


Frédéric Lefebvre - BFM - Qu'est ce que le web 2.0 ?

C'est quoi les grosses opérations sur facebook? Bah ce sont les opérations d'aujourd'hui...

jeudi 13 novembre 2008

ESRB fait peau neuve... illusion spell level 80

Lu sur le site-lobby gamepolitics, L'ESRB, association des industriels du jeu vidéo qui s'auto-régulent dans l'allégresse et tentent d'éviter les salves des politiques (non associés), vient de sortir une nouvel outil pour informer les parents : un résumé du jeu décrivant et motivant les raisons du classement. Ceci est opérant pour tous les jeux sortis après le 1er Juillet 2008.

Deux catégories intermédiaires sont rajoutées.

  • child, encore plus large que Everyone
  • ET, ajouté entre Everyone et Teen

Donc, un mieux car la signalétique est plus précise, enfin c'est ce qu'ils soutiennent. Cependant, cela ne demeure qu'une information. Qui plus est le texte n'est dispo qu'en ligne, et donc relativement peu visible pour les parents (faudraient qu'ils sachent que l'ESRB existe), et qui plus est peu pratique quand ils font leur courses à Wall Mart. Sachant que tous ont un iphone avec internet, cela va de soi, surtout les pauvres en tant de crise de subprimes.

Là où ils sont fort à l'ESRB, c'est qu'Hillary Clinton, jusqu'alors très critique vis à vis du système, a trouvé ça génial, un vrai cadeau pour les parents en cette période de vacances. Et son copain Lieberman d'applaudir l'ESRB pour avoir pris cette étape proactive dans l'information aux parents.

Y a des fois leurs prises de positions me dépassent. Je pense qu'un site web contre la fin dans le monde devrait résoudre les problèmes, réduire les inégalité et mettre fin au marasme bancaire. Surtout si le site web est lisible sur mobile. Ca m'étonne qu'ils n'y aient pas encore pensé.

Une belle vidéo de propagande pédagogie industrielle qui m'émeut :


New Video Game Rating Summaries from ESRB

Le rien à voir, ce soir conf dans Second Life sur le numéro de Quaderni.

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