Game in Society

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Tag - propriété intellectuelle

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mardi 8 décembre 2009

Linker 1 - Link 0 : Nintendo débouté

Via 01net. Des fabricants de linker (Absolute Games, Assentek (Novacorp), Divineo, FL Games, Hobby One), ont gagné un procès contre Nintendo jeudi dernier, dans une affaire de contre-façon sur les droits de propriété intellectuelle. Le TGI de Paris a donné raison aux linkers et a débouté Nintendo.

Grosso moddo, la vente de ces appareils, qui sont utilisés pour la DS est autorisée, du moins n'est pas illégale. C'est seulement une partie des programmes (les émulateurs et copies de jeux) qui l'est, aussi les fabricants ne sont pas impliqués.

Il semblerait que le juge ait fait une distinction ente le support et le contenu, autorisant le support sur le fondement du libre accès aux consoles, notamment à la mémoire flash, et ce pour encourager la création de logiciels tiers non soumis au contrôle de Nintendo. Les programmes tiers autorisés sont a priori les homebrew, programmes légaux, et non pas les copies de jeux.

Argument d'Assentek :

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lundi 7 décembre 2009

Boycott des commentaires sur jeuxvideoinfoparents

Ce qui est génial avec le web 2.0, les réseaux sociaux et autres, c'est la masse de travailleurs gratuits qui profitent à ceux qui fabriquent des choses. Une masse silencieuse qui n'est jamais remerciée, alors même qu'elle permet de parfaire la production. Y a pas à dire, nous atteignons un stade suprême du capitalisme cognitif ou l'exploité le veut (et nous rejoignons ici même les théories de la domination de La Boétie à Max Weber), où le contrôle qualité est décentralisé et littéralement dématérialisé.

Dernier cas en date, le site jeuxvideoinfoparents. Les commentaires sur twitter, les différents posts sur différents blogs dont celui-ci, ont pu révéler des absurdités, des erreurs fondamentales d'attribution, des coquilles à n'en plus finir. Plein de bonne conscience, les lecteurs ont mentionné les problèmes, ont offert un vrai travail de correction. Des citoyens exemplaires travaillant pour une association adoubées par les pouvoirs publics, la chose est courante.

Ainsi, quelle n'a pas été ma joie de constater que les liens indiqués dans ce billet, pointaient vers les versions corrigées depuis ce matin.

Alors juste pour information, combien avons-nous fait gagner au site ?

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samedi 8 novembre 2008

Un club de strip tease copié dans GTA SA?

Vu sur gamasutra, jugement rendu ici, un cas de violation de propriété intellectuelle intéressant (et racoleur en plus).

Le propriétaire de la boite de strip tease, le Play Pen à Los Angeles, accuse rockstar d'avoir copié son club pour le mettre dans San Andreas, avec son ersatz le Pig Pen.

La décision du jugé fédéral est d'autant plus révélatrice de la volonté de Rockstar de faire de San Andreas une L.A virtuelle :

Ce quartier (East LA), avec tout ce qui le caractérise, relève du but artistique de Rockstar qui est de développer un style cartoonesque parodiant LA. (...) Certainement, la seule manière, et ce d'une façon raisonnable, pour accomplir ce but qui est de recréer une masse critique de l'activité économique et des immeubles qui constitue ce quartier. (trad de mon cru, alors bon.. on est gentil)

Un jugement assez fin et plein de bon sens qui se poursuit avec une certaine ironie qui ferait pâlir les entrepreneurs de morale :

Le jeu San Andreas n'est pas complémentaire du Play Pen ; les jeux vidéo et les clubs de strip tease ne fonctionnent pas ensemble comme une calèche et son cheval, ou pardonnez la comparaison, l'amour et le mariage. Rien n'indique que le public d'acheteur puisse croire que ESS (propriétaire du Play Pen) produit le jeu vidéo, ou a fortiori, que Rockstar est une boite de strip tease.

Et de conclure :

Déterminé, l'ESS fait également valoir que, parce que les joueurs sont libres d'ignorer l'histoire et passer autant de temps qu'ils le souhaitent au Pig Pen, le Pig Pen peut être considéré comme une partie importante du jeu, ce qui conduirait à la confusion. Mais les fans peuvent passer l'ensemble des neuf manches d'un match de base-ball au stand de hot-dog, ceci rend difficilement le Dodger Stadium asimilable à une boucherie.

En même temps, je serai propriétaire du Play Pen, je serais ravi d'avoir une pub dans un GTA, qui de ce fait le consacre comme un lieu mythique. Y a bien des gens qui vont en pèlerinage à Berque depuis les Cht'i....

Ce précédent juridique ouvre toutefois une certaine perspective problématique :

  • les producteurs de jeux vont-ils devoir demander aux localités des autorisations de modélisations des rues ?
  • une modélisation fictionnelle en 3D est-elle une modélisation photo-réaliste, est-elle soumises aux même restriction que celles encadrant les films, la photo? Par exemple, on se souvient de google street et des visages floutés.

Les jeux de Rockstar interprètent librement les espaces urbains. Oui il y a des points de ressemblance, par exemple l'Empire ou la statue de la Liberté dans GTA4, mais pour autant l'œuvre créatrice est justement cette modélisation libre, inspirée du réel, mais non pas le réel.

J'en appelle aux juristes et avocats urbanistes pour m'éclairer sur ce point : un bâtiment doit certainement être la propriété d'une personne privée ou morale. Jusqu'à quel point peut-on dépeindre le bâtiment ? Doit-on avoir l'accord des musées nationaux pour prendre le Louvre, de la mairie de Toulouse pour photographier le Capitole, de l'Etat français pour les couchers de soleil sur les eaux territoriales ? A priori, il doit bien y avoir des trucs qui relèvent du domaine public, à cause des contraintes des plans d'urbanismes.

Manque plus que Jesus et Dieu fassent un recours pour usurpation d'omnipotence créative et institution fictionnelle d'univers digitaux. Vraiment, une définition juridique du jeu vidéo est pas gagnée quand on voit la pluralité des enjeux et les particularismes des droits nationaux.

Et je ne suis pas sûr que nos autorités compétentes (politiques et industrielles) puissent anticiper, voire même imaginer la multitude des problématiques actuelles. Surtout quand la procédure juridique devient en soi un jeu d'argent.

mercredi 17 septembre 2008

Propriété intellectuelle dans les MMO

Compte rendu d'une conf de Raph Koster à l'Austin Game Developper Convention, intitulée : propriété intellectuelle dans les jeux en-ligne. Qui possède quoi?

Koster est connu pour avoir fait sa déclaration des droits de l'utilisateur des metaverses et la déclaration des droits de l'Avatar.

Intéressant et très libertarien-progressiste (enfin plutôt user-oriented), je vous laisse lire. Un jour, je ferai un point sur cette question, assez problématique vu la nature du contrat instaurée par les CLUF (EULA en english). La difficulté étant de sortir du cadre normatif dichotomique audiovisuel /informatique, d'analyser la détention des droits sur:

  1. l'univers comme création vs. les avatars
  2. le software mis à disposition (notamment les middleware et autres moteurs)
  3. la fourniture de service (espace social, outil de création, etc.)
  4. la distribution / diffusion
  5. les échanges et question d'interopérabilité avec en ligne de mire les user generated contents

Quoi qu'il en soit, ça annonce le retour en force du capital humain dans la productivité. Yeahhhhhhhhh. Ou pas. Tout dépend des taxes afférentes potentielles.

Le prochain numéro de Quaderni devrait répondre en partie à ces questions. En attendant un point ici.