Game in Society

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vendredi 4 décembre 2009

La guerre, la loi et Mercenaries 2 sont au Venezuela

Le 29 octobre dernier, le Parlement Vénézuelien a adopté une loi interdisant les jeux vidéo guerriers (belicos). Plus précisément sont interdits : "la fabrication, l'importation, la distribution, l'achat, la vente, la location et l'usage de jeux vidéo et de jouets guerriers". Le Brésil semble s'engager sur la même voie.

Il ne s'agit donc pas d'interdire les jeux vidéo violents, mais de se fonder sur le contenu des jeux vidéo, et de sanctionner toute mise en scène guerrière, et plus particulièrement encourageant l'usage des armes. Or, quantitativement il y a davantage de jeux guerriers que de jeux violents, Par exemple un jeu dans un comme Battalion Wars est seulement déconseillé aux mois de 12 ans, il ne fait pas preuve d'une violence visuelle extrême grâce à son style cartoon. Pour autant on peut supposer qu'il sera interdit.

Back to the future

L'incident majeur qui a encouragé cette loi est certainement le jeu Mercenaries 2 : l'enfer des favelas. Le jeu vous met dans la peau d'un mercenaire (vous choisissez lequel) qui doit renverser le dictateur, non pas parce que vous aspirez à la paix et aux idéaux démocratiques, mais parce qu'il vous a fait une crasse lors d'un deal (voir scènes d'intro). C'est une histoire de vengeance personnelle contre un malfaiteur, et non pas un jeu politique. Ici le politique ne fait partie que du contexte, et il n'y a pas de querelle idéologique à proprement parler, du moins dans la narration.

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jeudi 30 avril 2009

Domination masculine, sexisme et féminisme dans les jeux vidéo

En ce moment tournent sur les listes de diffusion des réseaux féministes l'appel suivant lancé par le collectif droit des femmes :

BONJOUR A TOUTES ET TOUS,

Je pense que cette information concerne notre reseau. Il est grand temps de se pencher sur Le secteur Du jeu vidéo où se developpe massivement des discours sexistes Bien à vous Jackie BUET

Et l'appel est alimenté par ce résumé produit par le colletif réalisatrices équitables :

La violence dans les médias de divertissement Un des jeux vidéo les plus vendus au monde, Grand Theft Auto, accorde des points boni aux joueurs qui, après une relation sexuelle, tuent les prostituées à coup de bâton de base-ball.

SOPHIE BISSONNETTE nous dit : Selon le vendeur de ToysRUs hier, c’est le deuxième vidéo le plus vendu pour les garçons de 12 ans. http://www.media-awareness.ca/francais/enjeux/violence/violence_medias_divertissement.cfm

GTA3 est bien entendu incriminé, l'affaire avait fait grand bruit à l'époque, bien plus que le mode hot coffee de San Andreas. D'ailleurs il est intéressant de voir que les liens renvoient à des études de 2003 - 2004. Alors première question : pourquoi remettre sur le tapis une ancienne polémique ?

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mardi 21 avril 2009

Un jeu indien sous les feux sacrés

Le marché indien du jeu vidéo, jusqu'alors balbutiant et spécialiste des adaptations des films de Bollywood, se diversifie et commence à produire des jeux pour la PS2. Hanuman: Boy Warrior, un hack'n slash à la 3ème personne mettant en scène les déités hindoues, et retraçant l'ascension du dieu Hanuman en quête pour retrouver ses pouvoirs,

Le jeu a été l'objet d'une critique de la communauté Hindou, notamment l'Universal Society of Hinduism, qui condamne la figuration des déités à des fins commerciales, ceci pouvant choquer les dévots.

Dans un jeu vidéo, le joueur contrôle le destin de Lord Hanuman, tandis que dans la réalité, les croyants doivent mettre leur dans les mains de leurs divinités.

(...)

Le contrôle et la manipulation de Lord Hanuman avec un joystick / bouton / clavier / souris est dénigrant. Lord Hanuman ne devrait pas être réduit à un «avatar» de jeu vidéo, juste pour renforcer une société de produits incluse l'économie de croissance l'Inde.

Cette association est basée au Nevada et semble spécialisée dans les campagnes anti-média, répertoire d'action permettant de gagner en visibilité. En attaquant ce jeu vidéo anecdotique, l'association se positionne dans l'espace public par le jeu vidéo. Ce procédé est assez courant et largement partagé (il n'y a qu'à recenser toutes les associations exogènes au secteur du jeu vidéo).

Je propose qu'on retire le terme "avatar", littéralement, une divinité hindoue descendue sur terre.

Enfin, le jeu semble assez mauvais, du moins c'est la seule chose qui intéresse les gamers, ce qui contredit la lueur d'espoir d'une critique constructive au sein de la communauté de gamers. Pour un extrait vidéo, voir ici.