Game in Society

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mardi 15 décembre 2009

FTC : les risques des mondes virtuels pour les enfants

FTC VW mapping the riskLa Federal Trade Commission me fait rêver. Cette institution américaine produit des rapports généralement de bon niveau, très documentés - les notes et références en témoigne - et faisant preuve d'une trop rare intelligence. Qui plus est, ils utilisent des méthodes quasi-scientifiques pour étudier leur sujet, connaissent l'état de l'art et ne se fient pas aux avis de quelques figures médiatiques trouvées via google ou les librairies en ligne.

Bref, ils sont compétents, indépendants, et généralement fiables pour ce qui attrait aux jeux vidéo et mondes virtuels. Leur dernière étude s'est attaquée aux risques encourus par les mineurs dans les mondes virtuels non-ludiques, plus précisément sur 27 univers virtuels gratuits.

Le but est simple : il s'agit de trouver des contenus explicitement sexuels et violents. Les critères de définition sont fondés sur la classification de la MPAA et de l'ESRB. Les seuils retenus sont 13+, 18+, divisant ainsi les univers en 3 catégories : ceux pour enfants, ceux pour adolescents et ceux pour adultes.

Les quatre activités archétypales retenues par la FTC pour caractériser un monde virtuel sont la création d'avatars, la communication, le divertissement, le commerce en ligne. Si les idéaux types ont le mérite de clarifier les différentes activités, une confusion s'opère entre l'outil et la pratique : par exemple l'esthétique de son avatar est de la communication et du divertissement.

Résultat de l'enquête : il y a un univers virtuel sur sept, spécialement dédié aux enfant où des contenus non appropriés sont accessibles aux mineurs. Le plus intéressant est certainement le support de communication de ces contenus :

  • 92.5% de textes
  • 1.9% de graphismes fixes (images)
  • 2.8% de graphismes animés (animations, avatars)
  • 2.8% d'audio.

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vendredi 4 décembre 2009

Jeuxvideoinfoparents.fr : le test XXL!

La sortie d'un nouveau site d'information est toujours un moment unique dans la vie d'un non gamer. Le studio de développement associatif E-enfance, après avoir fait ses preuves dans la communication survival horror revient et change de genre avec sa nouvelle production. Jeuxvideoinfoparents, ou JVIP crée un nouveau genre dans le microcosme du non jeu-vidéo : après le casual gaming, voici venu le casual thinking.

Ce site vous met dans la peau d'un parent qui n'y connait rien au jeu vidéo, mais qui doit impérativement assouvir les besoins consuméristes de son enfant. De pages en pages, vous apprenez ce qu'est un jeu vidéo. Notre héros sauvera-t-il ses têtes blondes des dangers de la violence addictive des jeux vidéo ? Fera-t-il un bon achat à Noël ? Pourra-t-il disserter sur la profondeur philosophique de l'Objectivisme Randien dans Bioshock?

Alors, JVIP risque-t-il de détrôner Pedagojeux, le blockbuster de l'info grand public? E-enfance a-t-elle réussi un coup et grignotera-t-elle des parts de marché à action innocence? Peut-on conseiller ce site à Nadine Morano ?

En exclusivité mondiale, le test sans concession qui répondra à vos plus sombres angoisses de parents. Parce que vous aussi, vous avez droit à un Internet en toute sécurité

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jeudi 11 juin 2009

Des chiffres pour exister / de la morale pour entreprendre

Vu lors du journal de 13h sur france 2, un dossier spécial ados et avec en invité la présidente d'e-enfance, prestataire de services pour les pouvoirs publics.

Si l'usage excessif des nouveaux médias est devenu une problématique saillante, se pose non plus la constitution du marché de l'addiction, mais des prédicateurs et entrepreneurs de cure. Vu qu'il y a une multitude d'acteurs sur le marché qui offrent des services, la surexposition d'une association parmi d'autres pourrait constituer un acte de concurrence déloyale et surtout du publi-reportage déguisé.

Sauf que e-enfance a réussi là où les autres luttent : être officiellement reconnue par les pouvoirs publics. Leur hotline net écoute famille a par exemple été inaugurée le 1er décembre dernier par Alliot Marie.

Passons. Ce qui nous intéressent sont les chiffres issus de leur enquête "les enfants et internet", IPSOS, avril 2009. L'étude porte sur un échantillon non représentatif, car numériquement trop faible (500 enfants), mais visant une tranche d'âge spécifique : les 9 - 17 ans.

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