Game in Society

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Tag - social games

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vendredi 22 juillet 2011

Google games, le colon et le royaume

Le dernier E3 a été en demi-teinte, la faute pour certains au manque de clarté sur l'avenir du jeu vidéo. C'est sûr qu'entre la tension entre le social game, le mobile et le JV hardware propriétaire, il y a de quoi se poser des questions. Surtout que les derniers chiffres semblent mettre en évidence que le jeu vidéo sur console se dégrade.... Ce qui donne raison à Jesper Juul qui, dans son ouvrage Casual Revolution, considère que la course à la technologie de rendu, le développement des AAA n'est qu'une parenthèse de l'histoire du jeu vidéo. Back to the basics, le jeu vidéo selon pacman n'est donc pas mort.

Pourtant, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse même si l'histoire des parfumeurs et des flacons est quand même riche en surprises. L'histoire du jeu vidéo est une histoire de plateforme, avec une migration progressive au fur et à mesure de la dématérialisation des contraintes liées au hardware, vers celles du middleware, et enfin du on-line. Nous assistons à la fin de la toute puissance de la console. Cette époque découlant des années 1986 où Nintendo structure le marché via sa nes, cadenasse son accès, fait pression sur toute la chaîne de production. Bref, crée la relation console > éditeur > studio de développement.

Le social gaming et son pendant casual permettent le retour des développeurs, court-circuite les éditeurs, et finalement change le patron au sommet. Ainsi Facebook et Apple, imposant leurs normes, leurs raisons logicielles, leurs logiques économiques. Ton jeu est en flash? Dommage, pas d'iphone ni ipad. Tu veux bénéficier de ma plateforme sociale ? Ok, range tes sous (zynga coins) et adopte ma monnaie virtuelle (facebook coins).

Donc depuis quelques temps Apple et Facebook se coulent de beaux jours, en collectant un droit d'accès à leurs plateformes propriétaires.

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lundi 29 novembre 2010

Régulation des jeux vidéo - Compte rendu de la journée

Le powerpoint de mon intervention au Conseil d'analyse stratégique est disponible ainsi que ceux de la majorité des intervenants. Une retranscription devrait être faite d'ici peu.

Si Yann Leroux et Shane Fenton ont déjà mené une analyse du texte de synthèse posant l'état de l'art de la question, mais surtout l'état des problèmes dominants, je rajouterai quelques éléments du déroulé de la journée.

Point de précision, je n'ai reçu le texte des propositions que la veille de mon intervention, une fois le powerpoint envoyé à Matignon. J'ai hésité à recentrer mon propos sur l'addiction, mais je me suis tenu à une histoire politique, version reader's digest, de la régulation des jeux vidéo. De toutes manières, l'évolution des débats n'a pas nécessité de combattre la notion. Bien au contraire.

La fin de l'addiction, le retour de la science

Ce que je note de cette journée c'est l'invalidation quasi totale de la notion d'addiction, que ce soit par la présentation brillante de Mark Griffiths qui parle de jeu excessif, ou bien par le débat entre nos addictologues français qui ont abouti à :

  • l'impossibilité de donner une définition précise et "dure" de l'addiction, étant donnée la pluralité de définitions pour l'instant étant trop vagues et difficilement adaptables. Ainsi par exemple Mark Griffiths n'a jamais rencontré de joueur présentant tous les critères du jeu pathologique. Au mieux la moitié.
  • l'inutilité de faire une enquête épidémiologique vu que la grille d'analyse ne peut s'appuyer sur une notion aussi "molle". Des appels à une enquête multidisciplinaire sur les pratiques du jeu vidéo (excessif et non excessif) ont été lancés.

Un article du figaro.fr relate ainsi l'évolution des positions. Notons que pour une fois, le journaliste a fait un beau travail d'écoute et de compréhension (il est resté la totalité du temps du séminaire) et a su retranscrire le débat sans ton alarmiste.

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