J'ai pas pu m'empêcher de faire un retour sur le reportage, en essayant de
construire l'analyse. Comment en est-on arrivé au cadrage proposé par Zone
interdite ?
Avant toute chose, c'est quoi un cadrage ? De manière simple un cadrage
médiatique est une manière de présenter et d'exposer des faits ; dans les
médias, cela se fait en choisissant un angle d'attaque particulier. Sauf, que
cette présentation va influer non pas sur la manière dont il faut penser, mais
avec réduire la possibilité critique en proposant des ressources sélectionnées.
Un bon cadrage peut apparaître neutre, mais au final les experts mobilisés, les
commentaires insufflés donnent des ressources pour comprendre. Ces choix sont
des manières de ne pas apparaître trop "moraliste", "politique" ou autre et
permet, sous couvert d'objectivité de faire passer son point de vue. Pour plus
d'info, je vous renvoie à l'article de wikipedia, pas
mal.
Une mise à l'agenda, ne dit pas non plus ce qu'il faut penser, mais ce à
quoi il faut penser. Et vu le nombre d'articles sur l'addiction, ce thème
s'impose quantitativement.
Donc dans le reportage, nous avons plusieurs ressources permettant d'offrir
un point de vue objectivant (ou qui tente d'être objectif du moins)
Préalable : présenter l'addiction comme un fait réel,
établi. Préférer la preuve par l'exemple, la capacité à présenter des
individus victimes, plutôt que la réflexion. Il ne s'agit plus d'un procès de
victimisation : l'addiction est instituée comme fléau du jeu vidéo. On
a affaire avec ce reportage à une avancée significative dans le traitement du
jeu vidéo. Plus besoin d'entreprise de morale, le jeu vidéo n'est plus
potentiellement un risque.